[REVUE DE PRESSE FOOT FÉMININ] pas de commentaires SVP

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Mathelvin
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Football - D1 Féminine : saison deux dans l’élite pour le HAC, à Bordeaux pour tenter un coup

Les Havraises retrouvent, ce samedi 10 septembre 2022, l’élite du football féminin, avec un premier déplacement sur la pelouse des Girondines de Bordeaux. Présentation de la saison pour les Ciel et Marine, avec un effectif renouvelé et une seule ambition, le maintien.

Les Havraises ont un premier déplacement difficile à négocier à Bordeaux, pour leur retour dans l’élite

Après une saison dite de reconstruction dans l’antichambre, sans se fixer au préalable d’objectif et finalement ponctuée d’une montée au terme d’un exercice presque parfait, les Havraises sont donc déjà de retour en D1. Cette fois, la notion de découverte n’existe plus vraiment du côté du HAC, que ce soit dans les instances du club ou bien dans l’effectif de Frédéric Gonçalves, puisqu’une bonne moitié des joueuses ont déjà connu l’élite à différents degrés.

« On est très excités à l’idée de démarrer ce championnat, après sept semaines de préparation et autant de matches amicaux plutôt satisfaisants. On a été capables de produire du beau jeu, de marquer, même s’il y a des choses à corriger. Mais la seule vérité, c’est le terrain, indique l’entraîneur havrais, novice à ce niveau. Il y a un vrai delta entre la D2 et la D1, mais on se battra pour atteindre notre objectif. » Le seul et unique visé par les Ciel et Marine, le maintien, une 10e place qui suffirait amplement au bonheur des partenaires de Deja Davis.

« On va grandir et se battre, avec humilité, pour laisser deux équipes derrière nous »

Face à des concurrents qui devraient être selon toute vraisemblance Rodez, l’autre promu, Soyaux, Guingamp ou encore Dijon, le HAC se devra d’être à la hauteur lors des confrontations directes, mais aussi de grignoter quelques points précieux face à d’autres adversaires de calibre plus important. À commencer par Bordeaux, ce samedi.

« Derrière les deux ogres, Lyon et Paris, et trois-quatre clubs qui vont se battre pour la troisième place, on sera quatre ou cinq à se battre pour la survie. Il peut y avoir des surprises, estime Gonçalves, qui prend le soin de ne pas nommer les rivales des Havraises. Si nous ne sommes pas au niveau, cela ne sert à rien de regarder les autres. On travaille, on y arrive progressivement, on va grandir et se battre, avec cette humilité qui nous caractérise, pour laisser deux équipes derrière nous fin mai. »

Sh’nia Gordon bientôt au Havre !

Pour relever le défi du maintien, si difficile à obtenir pour un promu, le HAC a renouvelé pour moitié son effectif, avec 13 départs pour d’ores et déjà 11 recrues, dont certaines d’expérience (Philippe, Gadéa) et quelques éléments forts de D2F (Demeyere, Elisor, Gavory, Rueda, Kouache, etc.), « toutes des revanchardes », selon Gonçalves. Et d’ajouter : « C’est un pari, mais ce n’est pas un coup de folie ». Une douzième recrue est imminente. Tout est déjà ficelé, il ne manque plus qu’un visa pour permettre à Sh’nia Gordon de rejoindre la cité océane ! Car oui, l’attaquante américaine de 25 ans, passée par Metz (2019-2020) puis Dijon (2020-2021), pour 10 buts inscrits sur ces deux saisons en 38 matches de D1, va bien rejoindre les Ciel et Marine dans les prochains jours. Un atout offensif de plus, avec cette attaquante véloce et puissante, passée par le CSKA Moscou avant de revenir au pays.

Mais avant de pouvoir compter sur Gordon, il faudra au HAC, privé de deux éléments (Yekka, Demeyere), répondre au défi face à des Bordelaises aux talents moins nombreux en quantité mais toujours aussi redoutables. « Ça reste une équipe très forte, un onze très cohérent, souligne Gonçalves. On a une forte envie de bien faire et, pourquoi pas, de créer une surprise. »

Bordeaux - HAC, ce samedi 10 septembre 2022 à 14h30

Le groupe du HAC : Philippe (g), Arsenieva (g) – Aubert, Davis, Kouache, Gadéa, Hoarau, Enguehard, Sumo, Gavory, Elisor, Mendy, Coton-Pélagie, Rueda, Baradji, Araujo, Muller, Ali Nadjim.

Absences au HAC : Yekka (sélection et adducteurs), Demeyere (mollet), Sider-Echenberg (choix).

Le groupe de Bordeaux : Chavas (g), Lerond (g), Autin, Haelewyn, Herbert, Lardez, Liaigre, Thibaud, Dehri, Dufour, Palis, Seguin, Basser Drunet, Cardia, Garbino, Gomes, Gutierres, Herrera, Karlicic, Pinto de Quieros.

«On sait ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas reproduire»

Deja Davis, capitaine du HAC, a déjà vécu la D1 avec les Ciel et Marine il y a deux saisons

Dans quel état d’esprit êtes-vous avant de retrouver la D1, d’entamer ce championnat à Bordeaux ?

« On a hâte de démarrer la compétition. La préparation a été longue, mais nous sommes prêtes. Nous sommes confiantes, nous avons travaillé dur pour cette première journée. Toutes les équipes de D1 ont un bon niveau, à nous aussi d’y être. Chaque match sera dur, on le sait déjà, comme il y a deux ans. On sait ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas reproduire. Ça va être difficile, on ne doit pas accumuler les défaites, pas s’affoler. On devra être agressives, ce championnat va se jouer sur des petits points, il faut en prendre le plus possible. Bordeaux est une belle équipe, mais on va tenter de prendre les trois points. »

En tant que capitaine, comment jugez-vous l’équipe, largement renouvelée durant l’intersaison ?

« Il y a toujours de la fierté, je suis la plus ancienne et je continue d’assurer ce rôle de relais entre les filles. C’est presque une nouvelle équipe pour cette saison, elle est beaucoup plus homogène, avec des joueuses qui ont plus d’expérience. Il y a une bonne cohésion dans le groupe, on a montré ce qu’on pouvait faire durant la préparation. On est là parce qu’on a fait de bonnes choses la saison passée, le coach nous demande de jouer comme on sait le faire, de tenter des choses. »

Par rapport à la première expérience du club en D1, il y a deux ans, estimez-vous que l’approche du HAC est meilleure pour cette nouvelle saison dans l’élite ?

« Oui, on est plus réaliste, on vise juste le maintien. Plus haut, ce serait bien, mais on doit se focaliser sur ça. On va essayer de faire mieux cette saison. »
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Football - D1 Féminine : les Havraises passent au travers défensivement à Bordeaux

Malgré une ouverture du score rapide, les joueuses de Frédéric Gonçalves se sont ensuite sabordées, ce samedi 10 septembre 2022 contre Bordeaux. Résultat, c’est une première défaite (4-2) concédée en Gironde, malgré quelques séquences intéressantes.

Eva Sumo et les Havraises ont été trop laxistes défensivement pour espérer ramener un point à Bordeaux

Face à une formation bordelaise bien loin de ses fastes de la saison dernière, encore en quête de rythme, les joueuses du HAC n’ont pas su en profiter. Elles peuvent même avoir des regrets. Car avec un peu plus d’application, de sérieux, les promues normandes auraient pu s’offrir une entame détonante. Au contraire, c’est avec des doutes qu’elles quittent la Gironde.

Les joueuses de Frédéric Gonçalves avaient pourtant donné le tempo dans cette rencontre. Face à de fébriles Bordelaises, la première occasion s’avérait être la bonne. Le centre de Coton-Pélagie détourné par Chavas et le ballon revenait à Gavory, dont le tir était repoussé sur sa ligne par une Bordelaise. Salomé Elisor surgissait alors la première et faisait mouche de la tête, après deux minutes et vingt-trois secondes de jeu seulement (0-1, 3e) ! Sans complexe ce HAC, preuve en était ce corner rentrant tenté par Gavory tout proche de surprendre Chavas (7e). De quoi faire le plein de confiance ? Pas vraiment.

Trop de largesses défensives

Après dix bonnes premières minutes, le scénario s’inversait. Radicalement. Timides depuis le coup d’envoi, les Bordelaises bousculaient désormais l’arrière-garde du HAC. Et rapidement, la digue cédait face aux coups de boutoir. Dufour faisait la différence physiquement face à Hoarau sur la droite puis adressait un centre parfait vers Maëlle Garbino, qui concluait dans les six mètres d’une reprise hors de portée de Philippe (1-1, 13e). Une égalisation rapide concédée par des Normandes soudainement bien plus empruntées. Les espaces se créaient derrière, une aubaine pour Garbino dont la percée sur la gauche lui permettait de centrer pour Michaëlla Cardia, qui parvenait à reprendre le cuir devant Hoarau pour permettre aux Girondines de mener au score d’une frappe croisée (2-1, 23e). Un deuxième but qui incitait Frédéric Gonçalves à demander à plusieurs joueuses de s’échauffer. Comme une volonté de piquer au vif les titulaires, mais rien n’y fait.

Toujours aussi apathiques, les Havraises laissaient totalement l’initiative du jeu à des Girondines qui en profitaient pour peser de plus en plus nettement sur la défense un brin laxiste. Elles étaient logiquement récompensées en fin de première période. Cardia chipait le ballon à Hoarau puis adressait un centre au second poteau, Garbino contrôlait et effaçait Philippe pour marquer son deuxième but personnel, malgré Gadéa sur sa ligne (3-1, 44e). Le calvaire havrais ne prenait pas fin après la pause. Spectatrices, les Seinomarines laissaient les Girondines disposer du ballon. Et après une percée sur la droite de Lardez, Gomes, entrée à la pause, enfonçait le clou d’un tir croisé imparable (4-1, 53e).

Le suspense en prenait un coup. Mais les Havraises montraient un peu de révolte après l’heure de jeu. Et sur ce corner de la très jeune Melinda Mendy (15 ans), Elisor s’offrait un doublé, encore de la tête (4-2, 66e).Une réduction du score qui avait le mérite de rebattre les cartes, car les Normandes se jetaient enfin dans la bataille, investissant le camp bordelais avec une forte pression insufflée par les bonnes entrées de Mendy et Ali Nadjim. Mais le dernier geste était trop imprécis pour revenir. Une première partie inégale et frustrante pour des Havraises, attendues dès le dimanche 18 septembre 2022 au Stade Océane contre Guingamp, dans un match déjà important face à des concurrentes directes pour le maintien.

Au Bouscat, Bordeaux bat le HAC 4 à 2 (3-1)
Arbitre : Mme Laur. Spectateurs : 450 environ.

Buts pour Bordeaux : Garbino (13e, 44e), Cardia (23e), Gomes (53e) ; pour le HAC : Elisor (3e, 66e).

Avertissements à Bordeaux : Gutierres (11e), Palis (18e) ; au HAC : Elisor (48e), Kouache (59e).

BORDEAUX : Chavas - Lardez (cap), Haelewyn, Thibaud, Liaigre - Palis, Seguin (Dehri, 73e) - Cardia (Karlicic, 73e), Garbino (Herbert, 86e), Dufour (Herrera, 61e) - Gutierres (Gomes, 46e).

Entraîneur : Philippe Lair.

HAC : Philippe - Kouache, Gadéa, Davis (cap), Hoarau (Enguehard, 83e) - Elisor (Muller, 83e), Sumo, Gavory (Mendy, 61e) - Araujo, Coton-Pélagie (Ali Nadjim, 61e), Rueda (Baradji, 73e).

Entraîneur : Frédéric Gonçalves.

« Il nous a manqué le mental »

Laëtitia Philippe (gardienne du HAC) : « C’est dur de prendre quatre buts, d’autant plus que l’on ouvre le score. Mais il nous a sans doute manqué le mental pour obtenir un bon résultat. Notre passage à vide d’une trentaine de minutes en première période a scellé le sort de ce match. C’est dommage. »
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Football - D1 Féminine : un virage déjà important à négocier pour les Havraises

Après avoir perdu à Bordeaux en ouverture, les Ciel et Marine reçoivent, ce dimanche 18 septembre 2022 (à 12h45), Guingamp. Un duel qui revêt déjà une certaine importance, face à un concurrent direct pour le maintien.

Nadjma Ali Nadjim et les Havraises retrouvent le Stade Océane ce dimanche 18 septembre 2022, avec un match qui va compter dans l’optique du maintien

C’est le genre de match coché dès la publication du calendrier de la D1, avec plusieurs coups de stabilo. Une rencontre au Stade Océane, face à une équipe de son championnat, à savoir celui du maintien. Le genre de duel où les Havraises avaient dans l’ensemble failli il y a deux ans, pour leur première expérience dans l’élite (défaites contre Soyaux, Reims et Dijon, matches nuls contre Guingamp ou Issy).

Avant d’aller au Paris FC et d’accueillir le Paris SG lors des deux prochaines journées, autrement dit des cadors, il semble opportun pour le HAC d’ouvrir son compteur points. Et, si possible, frapper un premier coup pour mettre dans le doute des Guingampaises tombées à domicile face à Fleury le week-end dernier (0-3). Voici la mission confiée aux joueuses de Frédéric Gonçalves, après avoir chuté en terres girondines lors de la 1ère journée (2-4) non sans avoir démontré leur faculté à trouver des failles adverses et à marquer.

« J’ai de la frustration sur ce dernier match, car je reste persuadé qu’on aurait dû faire mieux, déclare l’entraîneur havrais. On a surtout donné le bâton pour se faire battre, après dix bonnes premières minutes et une possibilité de marquer un deuxième but sans cette main de l’adversaire. On a eu du mal à digérer cette décision contraire et derrière, on a plongé en s’effondrant les trente-cinq minutes après. »

« Être maître de notre terrain comme on a su le faire par le passé »

Si le mental a semble-t-il été défaillant aux yeux du technicien du HAC, ce n’est pas le seul mal qui a été diagnostiqué chez les Ciel et Marine. Physiquement, elles ont aussi connu une baisse de régime fatale. « On a eu pas mal de difficultés à garder le rythme physiquement, à défendre en avançant durant 90 minutes et notamment en première période, lorsque le pressing n’était pas aussi fort dans l’intensité, admet la milieu Salomé Élisor, transfuge du LOSC à l’intersaison. Il ne faut pas baisser le pied. »

Face à des Guingampaises joueuses, il leur faudra impérativement réduire ces périodes de temps faible et insuffler leur tempo. Tout au long du match. « Cela ne peut pas être comme un rythme cardiaque, être en haut ou en bas, sur un laps de temps aussi long, rajoute Gonçalves, qui sera privé de plusieurs de ses éléments (Yekka, Demeyere, Sider-Echenberg, Baradji). Mais je pense que le problème est plus dans les têtes que dans les jambes. »

En retrouvant le vaisseau bleu, quatre mois après leur dernier match synonyme d’accession, les Havraises doivent franchir un réel cap en termes d’abnégation. « J’espère qu’on a appris de nos erreurs, que l’on sera plus tranchantes, agressives dans la récupération, indique la double buteuse à Bordeaux. D’autant plus qu’on est dangereuses sur transitions rapides. » « Mes joueuses doivent prendre conscience que ce sont des joueuses de D1, c’est fini de se chercher des excuses, ajoute Gonçalves. Elles ont les qualités, il ne faut pas perdre confiance. Après, il faut avoir l’envie, sans la moindre peur de mal faire, sans se mettre aucune pression, car elle est davantage présente pour l’adversaire étant donné qu’on est promu. On va essayer d’être maître de notre terrain, de notre antre, comme on a su le faire par le passé. »

HAC - Guingamp, ce dimanche 18 septembre 2022 à 12h45 au Stade Océane

Le groupe du HAC : Philippe (g), Arsenieva (g), Kouache, Hoarau, Gadéa, Davis, Enguehard, Kleczewski, Elisor, Gavory, Sumo, Mendy, Rueda, Araujo, Coton-Pélagie, Ali Nadjim, Effa Effa, Muller.

Absences au HAC : Demeyere (phase de reprise), Yekka, Sider-Echenberg (raison administrative), Baradji (raison médicale).

Le groupe de Guingamp : Perrault (g), Le Page (g), Pacaud, Mansuy, Julini, Renard, Jézéquel, Léger, Péréa, Kazadi, Daoudi, Teinturier, Richard, Revelli, Traoré, Péninguel, Cambot.

Absence à Guingamp : Guillois (blessée).
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Football - D1 Féminine : les Havraises retrouvent le sourire

Premier succès de la saison pour les Ciel et Marine, qui se sont imposées face à Guingamp (1-0), ce dimanche 18 septembre 2022, grâce à un penalty inscrit par Deja Davis. Les retrouvailles avec leur public ont été réussies avec ce succès qui va compter.

Les Ciel et Marine, qui congratulent Deja Davis, buteuse sur penalty, ont obtenu face à Guingamp leur premier succès de la saison, précieux face à un concurrent direct

« Il faut laisser le passé derrière nous et désormais regarder devant », expliquait Frédéric Gonçalves après la rencontre. Renversées à Bordeaux (4-2) une semaine plus tôt en ouverture du championnat, ses protégées retrouvaient, quatre mois après, leur Stade Océane avec la réception de l’En Avant Guingamp. Dans cet affrontement qui sentait la poudre entre deux équipes en concurrence directe pour le maintien, ce sont bel et bien les Normandes qui en sont sorties victorieuses (1-0).

Passé le traditionnel round d’observation, l’attaquante guingampaise Traoré manquait de justesse la réception d’un bon centre en retrait de Teinturier (6e). La réponse des Havraises n’a pas traîné. Araujo était proche d’ouvrir le score, mais sa tentative à l’entrée de la surface s’écrasait sur le poteau de Perrault (7e). Le rythme ne retombait pas… Bien servie par Ali Nadjim, Élisor décochait une jolie frappe à bout portant, bien captée par la gardienne bretonne (19e). Les Guingampaises se ruaient alors à l’attaque et sur le contre qui suivait, Cambot tentait sa chance, sans succès (20e). Les deux équipes se livraient une belle bataille, notamment au milieu, mais péchaient dans le dernier geste, la dernière passe. Après une première période relativement équilibrée, le score restait vierge, mais les Ciel et Marine allaient élever leur niveau de jeu…

« C’est le premier penalty qu’on obtient depuis que je suis au Havre »

La virevoltante Ali Nadjim s’infiltrait dans la surface et se faisait accrocher par la gardienne adverse… Madame Rochebilière, l’arbitre du match, ne bronchait pas et désignait justement le point de penalty (53e). Deja Davis, en bonne capitaine, se chargeait d’exécuter la sentence, sans trembler face à Perrault, restée figée dans l’axe, et donnait l’avantage à son équipe (1-0, 55e).

Le HAC pouvait souffler. Peu inquiétées le reste du temps, les joueuses de Frédéric Gonçalves ont fait preuve d’une réelle solidité pour annihiler les quelques timides incursions bretonnes. En fin de match, Coton-Pélagie lançait Gavory en profondeur, mais celle-ci manquait son face-à-face (80e). Sans conséquences pour les Seinomarines, qui s’imposaient finalement au terme d’une seconde période rondement maîtrisée (1-0, 90e+4). Trois premiers points qui sont les bienvenus pour les Ciel et Marine avant le déplacement périlleux au Paris FC, dès ce vendredi 23 septembre 2022, puis la réception de l’ogre Paris Saint-Germain la semaine suivante.

« On a été mis en difficulté en première période, on était trop souvent pris dans notre dos. Mais la réaction de mes joueuses a été très bonne, salue Frédéric Gonçalves, l’entraîneur du HAC. Après un réajustement tactique à la pause, on est parti les chercher plus haut et on leur a causé beaucoup de problèmes. Au point de provoquer ce penalty. C’est d’ailleurs le premier penalty qu’on obtient depuis que je suis au Havre. Après, on a concédé quelques coups de pied arrêtés, mais on a gagné les duels et on a vraiment très bien défendu. Je pense qu’on mérite cette victoire, je suis très content du résultat. »

Au Havre, le HAC bat Guingamp 1 à 0 (0-0)
Arbitre : Mme Rochebilière. Spectateurs : 200 environ.

But pour le HAC : Davis (55e, s.p.).

Avertissements au HAC : Kouache (51e), Rueda (60e), Ali Nadjim (82e), Élisor (90e) ; à Guingamp : Perrault (53e), Mansuy (72e), Revelli (73e).

HAC : Philippe – Kouache, Gadéa, Davis (cap), Enguehard – Sumo (Kleczewski, 90e +2) – Araujo (Hoarau, 75e), Elisor, Rueda (Coton-Pélagie, 63e), Mendy (Gavory, 46e) – Ali Nadjim.

Entraîneur : Frédéric Gonçalves.

GUINGAMP : Perrault – Mansuy, Jézéquel, Péréa, Revelli (Richard, 74e) – Kazadi, Daoudi, Léger (Gurhem, 66e) – Teinturier (Peniguel, 78e), Traoré, Cambot (cap).

Entraîneur : Frédéric Biancalani.
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Football - D1 Féminine : les Havraises prêtes à défier le Paris FC

Cinq jours seulement après avoir obtenu contre Guingamp leur premier succès de la saison, les joueuses du HAC se rendent à Charléty, vendredi 23 septembre 2022, pour y défier le Paris FC. Avec sans doute moins de pression sur les épaules, et l’envie de créer une surprise.

Laura Rueda et les Havraises vont faire face ce vendredi 23 septembre 2022 à un gros morceau du championnat, le Paris FC

À peine le temps de profiter de cette première victoire, comme la première pierre posée dans cette quête du maintien, obtenue au Stade Océane face aux Guingampaises (1-0), que les Ciel et Marine se sont vite projetées sur cette troisième journée.

Une échéance synonyme de déplacement au Paris FC, où se côtoient nombre d’internationales, qu’elles soient Françaises (Matéo, Sarr, Thiney) ou étrangères (Sow, Nnadozie, Aigbogun). Un sacré client sur la route des Havraises, le Paris FC étant constamment dans le Top 5 de la D1 à l’issue de chaque saison, et même troisième la saison passée, ce qui lui a permis de disputer cet été les barrages pour la Ligue des champions (une défaite aux tirs au but en finale du 1er tour face à l’AS Rome). C’est dire l’adversité, relevée, qui attend les partenaires de Deja Davis.

« Le Paris FC n’a pas beaucoup de failles »

Le défi est de taille, mais pas impossible à relever. D’autant plus si l’on se réfère à l’historique, certes léger, du HAC dans l’élite. Un match nul à l’aller (1-1), un succès au retour à domicile (1-0) durant la première saison en D1 (2020-2021). La preuve que prendre un point, voire même plusieurs, est loin d’être impossible pour des Ciel et Marine décomplexées. Sans doute libérées qu’elles sont après ce premier succès. « Une victoire fait toujours du bien, bien sûr, notamment au mental, souligne la milieu excentrée Laura Rueda, de retour au Havre après deux saisons à l’OM. Un déclic ? On l’espère. Ça montre en tout cas qu’on a beaucoup travaillé durant la préparation, notamment sur l’aspect collectif. On essaye d’avoir une véritable cohésion de groupe, elle s’est ressentie sur le terrain face à Guingamp. Et même si on a été mis parfois en difficulté, c’est justement grâce au collectif qu’on a réussi à obtenir les trois premiers points. »

Avec un groupe relativement similaire au week-end dernier (Demeyere fait son apparition, Baradji y signe son retour), le HAC guettera la moindre opportunité de créer la surprise à Charléty. Un stade assez familier à l’entraîneur Frédéric Gonçalves, lui le Parisien, passé par Juvisy (de 2015 à 2017 avec les U19 National féminines et entraîneur de la section sportive) devenu par la suite Paris FC. « C’est là-bas que j’ai commencé dans le football féminin, connu mes premiers succès. Il y a une histoire qui me lie avec cette entité, j’en garde de très bons souvenirs. Le fait d’arriver là-bas avec trois points, ce n’est pas pareil, on se sent plus léger, reconnaît le technicien havrais. Je sens que mon équipe évolue en termes de combativité, dans l’intensité, on s’adapte à la D1. On sait que tout est possible, même si le Paris FC, c’est très, très costaud. Ça peut même viser mieux que le podium, on sent une belle évolution avec Sandrine Soubeyrand. Il y a une ossature identique depuis plusieurs années, un superbe effectif, cette équipe est homogène, joue très bien et n’a pas beaucoup de failles. Et surtout, elle possède bien plus d’expérience que la mienne, c’est indéniable. »
Autre argument en défaveur des Havraises, les deux jours supplémentaires de récupération pour le Paris FC, qui a joué vendredi 16 septembre 2022 contre Fleury (1-1), afin d’optimiser la préparation de cette rencontre. Physiquement, cela pourrait compter. « Le Paris FC est une équipe très solide, qui met beaucoup d’intensité au milieu, ajoute Rueda, passée en U19 à Juvisy. Mais rien n’est impossible, on n’a rien à perdre. »

Paris FC - HAC, ce vendredi 23 septembre 2022 à 18h30 au stade Charléty
Le groupe du HAC : Philippe (g), Arsenieva (g), Kouache, Hoarau, Gadéa, Davis, Aubert, Enguehard, Demeyere, Elisor, Gavory, Sumo, Mendy, Rueda, Araujo, Coton-Pélagie, Ali Nadjim, Muller, Baradji.

Absences au HAC : Yekka, Sider-Echenberg (raison administrative), Kleczewski, Effa Effa (choix).

Le groupe du Paris FC : Nnadozie (g), Pecharman (g), Ould Hocine, Butel, Laplacette, Gréboval, Tchakounté, Soyer, Aigbogun, Samoura, Vaysse, Le Mouël, Binate, Sow, Thiney, Matéo, Fleury, Bourdieu, Ribadeira.


Trois jeunes Havraises à la Coupe du monde U17

Elles seront trois Ciel et Marine à défendre les couleurs tricolores en U17 lors de la prochaine Coupe du monde U17, qui se déroulera en Inde du 11 au 30 octobre 2022. Melinda Mendy (15 ans), titularisée lors de la précédente journée contre Guingamp, Chancelle Effa Effa et Jeanne Dumets ont été sélectionnées par Cécile Locatelli, la sélectionneure, pour vivre leur premier grand rendez-vous mondial.
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Football - D1 Féminine : contre le PSG, un défi XXL attend les Havraises

Les Ciel et Marine s’attaquent à un défi de taille, ce dimanche 2 octobre 2022 (à 12h45) au Stade Océane : celui de rivaliser face aux stars du Paris Saint-Germain, une des meilleures équipes en France et en Europe.

L’attaquante havraise Nora Coton-Pélagie ne veut pas avoir peur du PSG, une équipe dont elle a porté le maillot du PSG de 2008 à 2012

C’est un des grands rendez-vous de la saison du HAC, version féminines. Le PSG, avec sa pléiade d’internationales, débarque au Stade Océane pour une affiche de prestige. Et s’il faudra peut-être se priver du repas dominical en famille, horaire à 12h45 oblige (oui, c’est tôt, et cela n’est pas du ressort des clubs, mais bel et bien de la programmation TV imposée par le groupe Canal), l’affiche vaut clairement le coup de se rendre dans le vaisseau bleu, sans doute un peu plus garni que la moyenne et animé par le Kop Ciel et Marine. « Cet horaire, on ne le choisit pas. J’espère que cela nous portera chance comme face à Guingamp (1-0, 2e j.). Si on obtient le même résultat, ce serait génial et je demanderai tout le temps de jouer à 12h45, s’en amusait Frédéric Gonçalves, l’entraîneur havrais. Être sur le terrain à l’heure du repas ne change pas grand-chose pour nous. Mais pour les supporters, c’est compréhensible, ce n’est pas forcément le mieux pour eux. »

« Tenter de créer le doute, de les ennuyer »

Il faudra aux Ciel et Marine être déjà bien réveillées face aux stars parisiennes, les Geyoro, Diani (3 buts inscrits chacune cette saison) et consorts, renforcées ces dernières semaines par des recrues de classe mondiale : Bouhaddi, l’ancienne Lyonnaise, dans les buts, les Néerlandaises Groenen (ex-Manchester United) et Martens (ex-FC Barcelone), les Chinoises Li Mengwen et Yang Lina, ou encore l’ex-Havraise Thorvaldsdóttir (2020-21).

Et même sans sa buteuse Katoto et sa capitaine Dudek, victimes d’une rupture des ligaments croisés du genou, cette équipe du PSG a de quoi faire peur. « On n’a pas peur, on a envie de jouer un tel match, où on n’aura rien à perdre, affirme Nora Coton-Pélagie, attaquante du HAC et ex-joueuse du PSG, à une autre époque (de 2008 à 2012, 75 matches de D1 joués, 10 buts). Il faut aborder ce match de manière classique, même s’il y a beaucoup de points à travailler et à contrer. On sait très bien que le PSG joue le haut de tableau, a de très fortes individualités, notamment offensives. Mais nous sommes montées en D1 pour jouer ce genre de rencontre. »

Après avoir défendu vaillamment leur peau au Paris FC (défaite 1-0), ne rechignant pas leurs efforts dans le repli et la récupération du ballon, le défi à venir est encore plus grand pour des Havraises sans trop de pression, face à des Parisiennes qui joueront leur cinquième match en seulement deux semaines.

« Peut-être seront-elles un peu fatiguées, mais ça ne pèsera pas beaucoup dans la balance, estime Gonçalves. On va tenter, comme au Paris FC, de créer le doute, de les ennuyer. On sait que ce sera extrêmement difficile, mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Ce match doit nous permettre de préparer l’avenir, de travailler notre état d’esprit. »

Le Havre AC - Paris Saint-Germain, ce dimanche 2 octobre 2022 à 12h45, au Stade Océane
Le groupe du HAC : Philippe (g), Arsenieva (g), Kouache, Hoarau, Gadéa, Davis, Yekka, Enguehard, Kleczewski, Elisor, Gavory, Sumo, Demeyere, Rueda, Araujo, Coton-Pélagie, Ali Nadjim, Muller.

Absences au HAC : Mendy, Dumets et Effa Effa (préparation Coupe du monde U18), Sider-Echenberg (raison administrative), Gordon (en instance d’arrivée), Aubert (choix).

Le groupe du PSG : Bouhaddi (g), Williams (g), De Almeida, Ilestedt, Li Mengwen, Cascarino, Georgieva, Geyoro, Jean-François, Groenen, Fazer, Yang Lina, Diani, Bachmann, Martens, Thorvaldsdóttir, Baltimore.

Absences au PSG : Dudek (ligament croisé antérieur du genou), Lawrence (raison médicale), Karchaoui, Hamraoui (phase de reprise), Katoto (ligament croisé antérieur du genou), Votikova (ligament croisé antérieur du genou), Picaud, Pinguet, Simon (choix) Sangaré (prêtée à Pomigliano).

Dans les travées...

Des Havraises en sélection la semaine prochaine

Outre les trois jeunes Melinda Mendy, Chancelle Effa Effa et Jeanne Dumets, qui ont pris dès ce samedi 1er octobre 2022 le chemin de Clairefontaine pour quelques jours de stage avant de s’envoler pour l’Inde dans l’optique de la Coupe du monde U18, d’autres Ciel et Marine vont rejoindre leur sélection nationale ces prochains jours. C’est le cas de la latérale Eva Kouache, appelée en sélection française U23, qui disputera deux matches amicaux contre la Finlande mercredi 5 octobre à Clairefontaine et samedi 8 octobre à Poissy. Mais aussi de l’attaquante Kelsey Araujo (U23 Portugal) et de la défenseure canadienne Sura Yekka, qui rejoindra sa sélection à Cadix (Espagne) pour un festival international avec deux rencontres contre l’Argentine jeudi 6 octobre et le Maroc le lundi 10 octobre.

Gordon est arrivée au Havre !

Son intégration dans l’effectif havrais n’est plus qu’une question d’heures. Car tous les feux sont au vert concerne la venue de l’attaquante américaine Sh’nia Gordon, douzième et dernière recrue du mercato du HAC. Le visa, unique obstacle qui l’empêchait de rejoindre la France, a été délivré jeudi 29 septembre 2022. L’ancienne avant-centre de Dijon et de Metz a débarqué en France ce samedi matin, pour une arrivée dans la cité océane dans la foulée. Et il se murmure qu’une présentation au public soit au programme lors de cette affiche de gala. Frédéric Gonçalves tient à sa présence lors de la prochaine journée du championnat et le déplacement important à Soyaux, programmé au samedi 15 octobre 2022 (14h30), face à un concurrent direct pour le maintien.
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Football - D1 Féminine : héroïques, les Havraises accrochent le PSG

Dans cette affiche prestigieuse face aux stars du Paris-Saint-Germain, les Havraises, d’abord menées 0-2 après 24 minutes de jeu, mais résilientes, sont parvenues à revenir à hauteur (2-2), parvenant à décrocher un point précieux dans leur quête du maintien.

Les Havraises, qui se congratulent à la fin du match, ont réalisé une petite sensation, revenant de 0-2 à 2-2 face aux Parisiennes, pour la première fois accrochées cette saison.

Le plan semblait d’abord tomber à l’eau. Sous les averses nombreuses, l’objectif des Ciel et Marine étaient de tenir le score vierge le plus longtemps possible, notamment lors du premier quart d’heure. Mais après huit minutes de jeu, alors que Groenen imposait son physique à Gadéa dans le coin droit de la surface de réparation havraise, la défenseure centrale du HAC, en déséquilibre, touchait le ballon de la main en étant au sol. L’arbitre n’hésita pas longtemps, désignant le point de penalty. Une aubaine pour la capitaine du PSG, Kadidiatou Diani, qui le transforma en plaçant le cuir dans l’axe (0-1, 9e), inscrivant déjà au passage son quatrième but cette saison.

« On a eu une réaction, l’équipe n’était pas abattue »
Avec une ligne défensive à cinq, le HAC voulait renforcer son assise pour faire face aux assauts des stars du PSG, même privées de plusieurs éléments majeurs, forfaits (Katoto, Dudek, Lawrence, Karchaoui) ou ménagés pour son cinquième match en l’espace de deux semaines (Martens, Geyoro). Force est de constater que cela ne suffisait pas. Du moins, dans un premier temps.

Très peu en capacité de se rapprocher des trente derniers mètres adverses dans la première demi-heure, les Havraises, malgré une volonté de jouer, étaient bloquées. Et après cette belle action combinée sur la gauche, Cascarino trouva Baltimore qui obligea Philippe à un premier arrêt, mais Bachmann fut la première à la retombée et crucifia la gardienne du HAC (0-2, 24e). « Sincèrement, à cet instant, je me suis dit qu’on était sur les bases d’une raclée, déclare Frédéric Gonçalves, l’entraîneur havrais. Je pensais que la machine du PSG était lancée. Mais on a eu une réaction, l’équipe n’était pas abattue. On a essayé de jouer, on leur a posé des problèmes. Après une première période de luxe, j’ai demandé aux joueuses de livrer une mi-temps historique, pour un résultat tout aussi historique. »

Les Ciel et Marine bénéficièrent pour cela d’un petit signe du destin, un dégagement complètement raté de Bouhaddi, loin d’être rassurante d’ailleurs balle au pied, directement en corner. Ce dernier, botté par Christy Gavory, trouva la tête d’Eva Sumo, qui devança De Almeida et laissa pantois la nouvelle gardienne du PSG (1-2, 38e). De quoi revigorer toute une équipe, le Stade Océane aussi, dans cette fin de premier acte entreprenante pour le HAC. Gérard Prêcheur, l’entraîneur parisien, n’hésita pas à procéder à deux changements dès la pause, lançant Geyoro et Martens pour forcer la décision. Mais au contraire, les Havraises, pleines de mordant, d’abnégation, enfoncèrent le clou. Un chef-d’œuvre de Gavory, après avoir échangé avec Rueda, qui logea le ballon dans la lucarne gauche d’une Bouhaddi impuissante, d’une frappe majuscule à 25 mètres du but parisien (2-2, 52e).

Dans l’envie, le pressing, et même dans le jeu, les protégées de Frédéric Gonçalves firent mieux que rivaliser à un PSG en manque de rythme et parfois d’idées. Et même si Martens (71e) et Cascarino (83e) tentèrent leur chance, sans trouver le cadre, le HAC tenait bon. Une dernière grosse frayeur dans les arrêts de jeu et cette frappe puissante de Geyoro aux abords de la surface qui fuyait de peu le cadre (90e+2) et les Ciel et Marine pouvaient célébrer ce match nul ayant presque la saveur d’une victoire au regard du scénario et de la manière, face aux vice-championnes de France. « Je suis fier de mes joueuses, énormissimes, du staff, ajoute Gonçalves. Revenir de 0-2 à 2-2, prendre ce très bon point à l’une des meilleures équipes européennes, avec cet état d’esprit, cette solidarité, tous ces ingrédients techniques, tactiques… Je ne suis pas sûr que cela se soit produit souvent en D1. »

AU HAVRE, LE HAVRE AC ET LE PARIS SG 2 À 2 (1-2)
Arbitre : Mme Efe. Spectateurs : 1 200 environ.

Buts pour le HAC : Sumo (38e), Gavory (52e) ; pour le PSG : Diani (9e, s.p.), Bachmann (24e).

Avertissements au HAC : Gavory (12e), Elisor (32e), Philippe (90e+2) ; au PSG : Groenen (36e).

HAC : Philippe - Kouache, Davis (cap), Gadéa, Davis (cap), Hoarau, Enguehard - Élisor (Coton-Pélagie, 62e), Sumo, Gavory (Demeyere, 62e) - Rueda (Muller, 77e) - Ali Nadjim (Araujo, 71e).

Entraîneur : Frédéric Gonçalves.

PSG : Bouhaddi - Li Mengwen, Ilestedt, De Almeida, Cascarino - Groenen, Jean-François (Yang Lina, 52e), Fazer (Geyoro, 46e) - Bachmann (Georgieva, 73e), Diani (cap) (Martens, 46e), Baltimore.

Entraîneur : Gérard Prêcheur.

Gavory : « Des combattantes jusqu’au bout »

Christy Gavory (milieu du HAC) : « On savait que ça allait très dur, mais on n’a rien lâché. On a toutes été des combattantes jusqu’au bout, c’est ce qui a fait notre force. Même menées, à 0-2, on gardait espoir, on n’avait pas grand-chose à perdre. En voyant les erreurs des Parisiennes, on a eu un élan de confiance pour les chercher haut, alors qu’on n’osait pas forcément y aller. (Sur son but) J’enchaîne un une-deux avec Laura (Rueda), j’ai de l’espace, on me dit que j’ai une grosse frappe mais que je ne prends pas souvent mes responsabilités. Je n’ai pas trop réfléchi sur le moment. Un but comme ça, on n’en met pas deux. »

Gérard Prêcheur (entraîneur du PSG) : « D’abord, félicitations au HAC, à son équipe qui a montré beaucoup de combativité et est récompensée. Bien sûr, c’est une énorme déception. J’avais beaucoup interrogations avant le match sur nos capacités à enchaîner les rencontres, et à chaud, vu la contre-performance sur ce match, les réponses ne sont pas positives. On n’a pas manqué uniquement de coffre, le niveau de jeu a été insuffisant. Et je m’attendais à tout sauf à cette fébrilité. »
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Football - D1 Féminine : avec cette force de caractère, les Havraises sont dans les temps

Avec quatre points obtenus après les quatre premières journées, où elles ont affronté deux des trois premiers de D1 la saison passée, les Ciel et Marine se sont mises dans le bon tempo pour attaquer ce mois d’octobre important.

Les deux statistiques, délivrées par le magazine web FootOFéminin, sont assez éloquentes : le Paris SG n’avait plus laissé filer des points face à un promu depuis mai 2017, et surtout le HAC est devenu le premier promu à prendre des points face aux Parisiennes après avoir été mené d’au moins 2 buts depuis Quimper, un certain 17 novembre 2002. Cela en dit long sur la prouesse réalisée dimanche 2 octobre 2022 par les Ciel et Marine, capables de revenir à hauteur du PSG après une entame délicate, menées qu’elles furent 0-2 après 24 minutes de jeu. Avant de croquer à pleines dents sur ce duel. De prendre plus d’initiatives, en exploitant mieux les ballons. Et surtout, en ayant du répondant. Une force de caractère indéniable de ces « revanchardes » comme aime à le dire Frédéric Gonçalves à propos de ses joueuses. « Déjà la saison passée, on a gagné des matches dans les dernières minutes, on a retourné des situations. Mais là, on le fait contre un ogre qu’on a regardé dans les yeux. »

« Les Havraises avaient bien plus d’abnégation que nous. Elles ont gagné bien trop de duels, soulignait Gérard Prêcheur, l’entraîneur du PSG, qui n’a pas hésité à gérer le temps de jeu de certaines stars de l’équipe (Geyoro, Martens, Diani) au détriment potentiel du résultat. J’avais peur des blessures, Grace ne devait même pas jouer, idem pour Kadi (Diani). Le maximum, c’était 45 minutes. Mais qu’importe la fraîcheur physique, on ne peut pas dire ça de toutes les joueuses. C’est une contre-performance importante. Ce point du nul, inattendu, les Havraises le méritent. De par leurs intentions, louables dans le jeu, leur pressing haut, qui tend à devenir une constante. Et leur efficacité, capables qu’elles furent de faire mouche à deux reprises face au PSG, dans une rencontre où on savait que les occasions seraient rares pour les Ciel et Marine.

Gonçalves : « On ne donnera des points à personne »

Eva Sumo, d’une tête pleine de rage, et Christy Gavory, signant sans aucun doute le but de cette 4e journée avec cette frappe de 25 mètres dans la lucarne, dans la foulée d’une récupération haute aux dépens de Cascarino, ont récompensé les efforts fournis par tout un groupe.

« Les consignes étaient de bien défendre, d’être solidaires et de se projeter quand on le pouvait. Le plan de jeu a été respecté. On a mis de l’impact, c’est ce qui nous caractérise, le fait de défendre en avançant. Et cette fois, en plus, il y a eu du jeu avec ballon, on n’a pas fait que défendre. C’est un énorme retour, face à un cador du football européen, cela démontre une nouvelle fois qu’on est là dans ce championnat, qu’on veut y rester, indiquait en conférence de presse Gonçalves. Alors, rien n’est gagné, on obtient un quatrième point. Mais toujours est-il qu’on ne donnera des points à personne. »

Soyaux et Rodez à venir

Après avoir gagné face à un concurrent direct, Guingamp (1-0, 2e j.), toujours scotché à zéro point comme Rodez, l’autre promu, et affronté le Paris FC (défaite 1-0, 3e j.), troisième la saison passée, et le PSG, vice-champion de France lors du dernier exercice, le HAC, avec ses quatre unités au compteur, est bien dans son tableau de marche vers le maintien. Le virage du mois d’octobre devra être négocié au mieux, avec deux duels face à des concurrents directs pour le maintien, à Soyaux le samedi 15 octobre 2022 (à 14h30) puis la réception de Rodez le 29 octobre 2022. « Ce mois sera ultra important », prévient Gonçalves.

Dans les travées...

Gordon a été présentée

Quelques minutes avant le coup d’envoi du match opposant le HAC et le PSG, Sh’nia Gordon a été présentée au public du Stade Océane. Arrivée samedi 1er octobre 2022 au Havre, l’attaquante américaine va participer à ses premiers entraînements cette semaine et peut d’ores et déjà prétendre à une place dans le groupe pour le prochain match à Soyaux. Par ailleurs, Sura Yekka a finalement été présente dans les « 18 » contre le PSG. La défenseure canadienne n’était plus bloquée par des problèmes administratifs, comme depuis le début de la saison. Une situation qui devrait également être réglée de manière imminente pour l’autre Canadienne de l’équipe havraise, la jeune milieu Sadie Sider-Echenberg, arrivée cet été.

Sans Élisor à Soyaux

Titulaire dans le milieu du HAC depuis le début de la saison, Salomé Élisor a été avertie à chacune des quatre premières journées. Conséquence, l’ancienne Lilloise sera suspendue pour la prochaine journée du championnat et ce déplacement à Soyaux.
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Football - D1 Féminine : Gonçalves met en alerte les Havraises avant d’aller à Soyaux

Deux semaines après le nul obtenu face au PSG, le HAC retrouve « son championnat », celui du maintien, avec un déplacement à Soyaux, l’un de ses concurrents directs, ce samedi 15 octobre 2022. Frédéric Gonçalves, l’entraîneur havrais, qui n’a que peu apprécié ce qu’il a vu ces derniers jours, a tenu à mettre en garde ses joueuses.

Frédéric Gonçalves n’a pas caché son agacement face au comportement de certaines de ses joueuses ces derniers jours, il les attend au tournant à Soyaux

On aurait pu croire que le moral était au beau fixe, d’autant plus après ce joli point décroché face aux Parisiennes (2-2), deux semaines plus tôt au Stade Océane. Avec quatre unités, une neuvième place qui lui va bien pour le moment, le HAC semblait naviguer en eaux paisibles. En apparence, en tout cas. Car ces derniers jours, Frédéric Gonçalves n’a, semble-t-il, pas forcément apprécié différentes choses vues à l’entraînement, avant ce match important dans l’optique du maintien.

« J’attends de voir ce qu’on va faire à Soyaux »

« Je pensais que ce nul face au PSG serait bénéfique, qu’il devait nous apporter un plus. On est dans une phase un peu bizarre. J’ai un groupe qui, dernièrement, est dans la gestion de l’émotion. J’attends de voir ce qu’on va faire à Soyaux, surtout d’un point de vue mental, comportemental. Il y a des choses que je n’arrive pas trop à comprendre, mais qui me dérangent, me déçoivent, dans la vie de groupe ou dans le quotidien. On se met dans une négativité, alors que ça n’a pas lieu d’être. Il faudra régler ça, avec du caractère, sur le terrain. Ce match va dicter où est-ce qu’on est capable d’aller. Comme j’ai déjà pu le dire, notre plus grand adversaire, c’est nous-mêmes. »

C’est dire si le technicien paraît agacé par certains comportements de joueuses, notamment de plusieurs titulaires, par quelques détails aussi, comme une paire de chaussures... trouées chez l’une de ses attaquantes, mais aussi le fait que la licence de la Canadienne Sadie Sider-Echenberg ne soit toujours pas validée à la mi-octobre. « Sur ce match, tout va dépendre de la concentration des filles. » En termes d’état d’esprit, les Ciel et Marine seront donc attendues au tournant par leur entraîneur, qui pourra s’appuyer sur la nouvelle attaquante Sh’nia Gordon, pour la première fois dans le groupe pour ce déplacement à l’ASJ Soyaux. Un club qui a connu du changement lors de la trêve internationale.

Malgré un début de saison plutôt positif (4 points comme le HAC) marqué par le succès contre Rodez (2-0, 3e j.) et le nul à Fleury lors de la précédente journée (1-1), le club charentais a officialisé en début de semaine le départ « pour raisons personnelles » et « en accord avec la direction » de l’entraîneur Stéphane Guigo, arrivé de Monaco l’été dernier. Pour le remplacer, les dirigeants sojaldiciens ont misé sur Michel Bradaïa, ancien entraîneur des U17 et U19 Nationaux de Bourg-en-Bresse. Étonnant ? Pas tant que ça, dans un club où la valse des techniciens bat son plein (sixième entraîneur en l’espace de deux ans). « Quand on connaît le fonctionnement de l’ASJ, plus rien ne nous étonne », nous confiait un confrère de la Charente Libre, alors que des engagements non tenus de la part du président Benoît Letapissier sont évoqués. « On ne sait pas concrètement où en est Soyaux avec ce changement d’entraîneur. Mais c’est une équipe solide, affirme Gonçalves. Qui a l’habitude de jouer le maintien et qui arrive toujours à se sauver depuis plusieurs saisons. »

« Faire correctement les choses, s’entraider, gagner les duels »

Ce n’est pas Kelly Gadéa, ancienne défenseure de Soyaux (2020-2022, 24 matches de D1 joués avec Soyaux) qui dira le contraire. « Je connais l’âme de cette équipe, leurs joueuses clés que sont Bourgouin, Tandia et la gardienne Munich, des leaders. Il va falloir faire correctement les choses, s’entraider, gagner les duels. On a les solutions, à nous de faire en sorte de bien les appliquer sur le terrain. On le sait, ce match est très important, ce sera une bataille et c’est maintenant qu’il faut prendre des points. »
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Football - D1 Féminine : le coup parfait des Havraises à Soyaux

Les filles de Frédéric Gonçalves se sont imposées en Charente avec la manière (1-4), ce samedi 15 octobre 2022. Une belle opération pour le promu normand, localisé provisoirement à la cinquième place après cinq journées.

Nora Coton-Pélagie a marqué le troisième des quatre buts havrais sur la pelouse de Soyaux.

Après leur nul obtenu face au Paris SG (2-2), les filles du Havre AC confirment leur bon début de saison. Opposé à une formation de l’ASJ Soyaux qui avait changé d’entraîneur en début de semaine (Michel Bradaïa succédant à Stéphane Guigo), le promu normand a réalisé la belle opération de cette 5e journée de D1.

Dominatrices d’entrée de match, les Havraises ont fait preuve de tranchant dans leurs rapides transitions offensives. La rencontre démarrait idéalement pour les visiteuses. Tandis qu’Araujo se chargeait d’allumer la première mèche sur le but de Munich, c’est Christy Gavory qui ouvrait rapidement le score. Bien servie dans la surface par Ali Nadjim, la milieu du HAC permettait à ses partenaires de prendre rapidement les devants (0-1, 4e). Le Havre profitait des espaces laissés par Soyaux sur les ailes pour se montrer de nouveau dangereux avec Araujo, dont la tentative était captée par Munich (6e). Soyaux tentait de reprendre la possession du ballon, mais les Charentaises n’inquiétaient nullement la défense seinomarine.

Un espoir vite douché pour Soyaux

C’est au contraire le HAC qui était proche du break. Le retourné acrobatique d’Ali Nadjim passe proche du but adverse (9e). Le match aurait même pu basculer avant même le repos. Munich retardait l’échéance aux devants de Gavory (33e) et d’Ali Nadjim (44e), un manque d’efficacité qui ne permettaient pas aux joueuses de Frédéric Gonçalves de donner plus d’ampleur au score.

La seconde période débutait comme la première, avec un but havrais rapide, l’œuvre de Nadjma Ali Nadjim qui plaçait le cuir sous la gardienne de l’ASJ, et ce après une erreur de relance de la défense sojaldicienne (1-2, 48e). Les Charentaises réagissaient néanmoins dans la foulée. Belkhiter héritait du ballon dans la surface havraise pour redonner espoir à l’ASJ (1-2, 49e). Un espoir vite douché. Car Gavory, proche d’inscrire un doublé (54e), servait Araujo sur la droite qui offrait un troisième but sur un plateau dans les six mètres pour Nora Coton-Pélagie (1-3, 55e).

Gonçalves : « le contrat est rempli »

Sonné, Soyaux ne parvenait pas à inquiéter des Havraises qui géraient le match à leur main. Les timides réactions de Collin sur corner (60e) où de Belkhiter (75e) n’y ont rien changé. Cerise sur le gâteau, les Havraises inscrivaient dans le temps additionnel un quatrième but par l’intermédiaire de Silke Demeyere, pour son premier but sous ses nouvelles couleurs, d’une belle frappe dans la lucarne (1-4, 90+4e), pour parachever un succès mérité. Belle opération pour le club havrais, qui possède désormais sept longueurs d’avance sur la zone rouge (Guingamp s’est incliné, Rodez joue ce dimanche 16 décembre contre Fleury) et aura l’occasion de confirmer cette belle dynamique à domicile à la fin du mois, contre Rodez.

« Nous étions venus chercher des points à Soyaux et bonifier notre résultat face au PSG, déclare Frédéric Gonçalves, l’entraîneur du HAC. Le contrat est rempli, mais l’objectif reste le même : se maintenir en D1. L’entame de match a été idéale. Je regrette quand même ces occasions manquées peu avant la mi-temps, mais on arrive à marquer ce deuxième but au retour des vestiaires. Les joueuses offensives ont été très performantes et notre défense n’a concédé que peu d’occasions. Il faudra confirmer face à Rodez »

A Soyaux, le HAC bat ASJ Soyaux 4 à 1 (1-0)
Arbitre : Mme. Laur. Spectateurs : 350 environ.

Buts pour Soyaux : Belkhiter (49e) ; pour le HAC : Gavory (4e), Ali Nadjim (48e), Coton-Pélagie (55e), Demeyere (90+4e).

Avertissements au HAC : Davis (12e), Araujo (73e).

SOYAUX : Munich - Couturier, Kaya, Tandia (cap), Collin - Donnary (Diakité, 63e), Pinot (Condon, 46e), Bourgouin, Belkhiter (Kaabachi, 79e), Roux (Avital, 90+1e) - Gbobou (Komé, 46e).

Entraîneur : Michel Bradaïa.

HAC : Philippe - Kouache (Hoarau, 89e), Gadéa, Davis (cap), Enguehard - Coton-Pélagie (Gordon, 58e), Sumo, Gavory, Rueda (Demeyere, 73e), Araujo (Baradji, 73e) - Ali Nadjim (Muller, 89e).

Entraîneur : Frédéric Gonçalves.
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Football - D1 féminine : Gavory et le HAC veulent « faire perdurer » leur belle entame

Cinquièmes avant cette 6e journée et la réception, samedi 29 octobre 2022, de Rodez dans ce duel entre promues, Christy Gavory et les Havraises comptent surfer sur ce bon début de saison pour prendre un peu plus leurs distances avec la zone rouge. Entretien avec la milieu arrivée de Lens à l’intersaison.

L’Osselienne Christy Gavory reste sur deux buts marqués lors des deux derniers matches du HAC, avant la réception de Rodez.

Première des douze recrues du mercato du Havre AC pour son retour dans l’élite, Christy Gavory a été titularisée à quatre reprises sur les cinq premières échéances de championnat, marquant deux buts. Le premier a marqué les esprits, une frappe de 25 mètres dans la lucarne de Bouhaddi face au PSG (2-2), le second a été celui de l’ouverture du score à Soyaux (4-1). En confiance, la néo-Havraise s’est confiée avant ce duel face aux Ruthénoises.

On a encore en tête ce but sublime marqué face au PSG, mis à l’honneur par de nombreux médias et acteurs du monde du football féminin. Est-ce qu’on vous en parle encore autour de vous ?

« Ça arrive encore, les gens s’en souviennent. J’en suis fière, ce n’est pas tous les jours qu’on marque face au PSG. Je ne marque pas souvent, c’est le plus beau but de ma petite carrière. Mais il ne faut pas rester que sur ça. »

« Je suis à la bonne place au HAC »

Vous avez marqué un deuxième but en ce début de saison, à Soyaux lors de la précédente journée. N’est-ce pas le symbole d’une joueuse qui a trouvé ses marques dans sa nouvelle équipe ?

« Oui, je me sens bien dans cette équipe, en confiance, je suis bien entourée, toutes les conditions sont réunies. Je suis à la bonne place au HAC, pourvu que ça dure. Que ce soit relayeuse, ma place préférée sur le terrain, ou sur un côté, je fais ce que je sais faire et je me donne au maximum. J’ai un profil assez offensif, même s’il faut parfois beaucoup défendre, mais j’aime me retrouver dans des situations devant le but, à la frappe ou dans la dernière passe. »

Avec sept points en cinq journées, le HAC avance bien, est-ce au-delà de vos espérances ?

« Tous les matches sont compliqués, on a pris ces points, on est pas mal. Mais le plus dur va être de faire perdurer cette bonne entame. La saison est longue, ça peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre. »

Avant ce match à Soyaux, il y avait eu cette mise en garde de l’entraîneur Frédéric Gonçalves, semble-t-il contrarié par quelques attitudes. L’avez-vous d’abord comprise, et est-ce que cela a eu le mérite de vous interpeller ?

« Oui, c’était un moment important de la saison. On n’avait pas de pression, en tout cas elle était positive. Il y avait l’envie de bien faire et beaucoup de motivation. Le groupe est assez mature, assez sein et bon. À Soyaux, on a joué avec nos qualités, en faisant ce qu’on savait faire. Notre état d’esprit et notre solidarité ont fait aussi le travail. Ce sont des forces qui vont servir pour la suite. »

Les derniers mois ont été assez riches pour vous, avec votre départ du RC Lens pour le HAC, le titre de championne du monde militaire, ce début de saison palpitant en Ciel et Marine…

« Ce sont beaucoup de bons moments à vivre, des choses à savoir gérer. Ce début de saison est très positif pour moi, cela me permet de progresser, cela fait du bien de se sentir considérée dans cette équipe. En venant ici, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, il faut faire ses preuves dans un nouveau club. J’avais cet objectif de pouvoir jouer en D1, d’être titulaire, je me donne à fond pour pouvoir l’être à chaque journée. »

« Retrouver la D1, ça fait du bien »

La D1, ce n’est pas une découverte, vous avez déjà évolué dans l’élite avec Arras et surtout Metz. En quoi ce début d’aventure au HAC change des autres ?

« J’ai beaucoup progressé dans un club de D2F, le RC Lens. J’ai eu un pincement au cœur de quitter ce club, mais c’était pour une bonne chose. Retrouver la D1, ça fait du bien. Le niveau a encore augmenté, il n’y a pas autant d’écart entre les équipes. Il y a aussi plus de considération pour ce championnat. »

Vous êtes née à Oissel, le fait d’évoluer en D1, en Normandie, a-t-il joué dans votre décision de venir au HAC ?

« Oui, cela a compté, ma famille est à 50 minutes du Havre. C’est une fierté de jouer dans ma région natale, avec cette belle opportunité qui s’est présentée via le HAC. Une évidence. »

Ce match contre Rodez est coché comme une rencontre charnière de la saison, à domicile face à un concurrent direct pour le maintien ? Est-ce l’occasion, déjà, de prendre de réelles distances avec la zone rouge ?

« Oui, forcément. Prendre trois points serait une très belle chose, pour avoir encore plus de confiance. Mais ça va être un match difficile, face à une équipe en quête de points, combative. Il ne faudra pas se poser trop de questions et aller au charbon. »

HAC - Rodez, samedi 29 octobre 2022 à 14 h 30 au Stade Océane
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Football - D1F : les Havraises ne s’arrêtent plus

Grâce à un doublé de Laura Rueda, les Ciel et Marine se sont imposées face à Rodez (2-1) ce samedi 29 octobre 2022, enchaînant pour la première fois de la saison un deuxième succès de rang.

Laura Rueda a inscrit un doublé hier synonyme de troisième succès cette saison pour les Havraises.

« Même si la manière n’a pas été exceptionnelle, on emmagasine des points, c’est tout ce qui compte », explique Frédéric Gonçalves à la fin du match. Après leur belle victoire glanée en Charente (1-4) le 15 octobre dernier face à Soyaux, ses joueuses, que l’on n’attendait pas forcément à ce niveau-là depuis leur retour dans l’élite, ont récidivé contre Rodez dans ce « choc des promus ».

L’entame de match est pourtant à mettre au crédit des Aveyronnaises, nettement plus incisives et dangereuses en contre-attaque. Les visiteuses sont d’ailleurs toutes proches d’ouvrir le score mais Lamontagne se manque par deux fois… sa tentative de lob sur une Philippe trop avancée frôlant la barre (8e), alors que sa frappe croisée passe juste à côté des buts havrais, peu de temps après (10e).

Gonçalves : « Ce serait utopique de penser à autre chose qu’au maintien »

Malmenées, les Normandes vont faire preuve d’un réalisme froid… Laura Rueda reprend de volée un bon centre de Gavory et lance son équipe sur de bons rails, contre le cours du jeu (1-0, 13e). Ce but libérateur galvanise les Havraises qui montent en régime au fil des minutes pour virer en tête à la pause.

Au retour des vestiaires, le rythme retombe… jusqu’à ce que Nadjma Ali Nadjim déboule en contre et serve en retrait Laura Rueda qui double la mise (2-0, 61e). Décidément en grande forme, la numéro 19 s’infiltre dans la surface et pique son ballon, sans toutefois trouver le cadre (63e).

Et puis, après une succession de fautes, la rencontre commence à se tendre… Peu de temps après son entrée en jeu, Silke Demeyere, auteure d’une grosse faute, reçoit un carton rouge (75e). En infériorité numérique, la tâche se complique pour les Seinomarines, même si Nadjma Ali Nadjim, encore elle, touche le poteau à la suite d’une jolie percée (85e).

Dominées en fin de partie, les Ciel et Marine vont céder sur la tentative de Lamontagne (2-1, 87e) mais réussissent à tenir bon pour finalement s’imposer assez logiquement.

Frédéric Gonçalves (entraîneur du HAC) :« Cette envie de trop bien faire nous pousse à nous mette une pression qui ne devrait pas avoir lieu. On a été moyen en première mi-temps, par contre en deuxième, c’était beaucoup mieux, même si on rate les occasions pour tuer le match. Après, derrière on prend un carton rouge et un but, ce qui nous met en difficulté dans les dernières minutes. Mais c’est bien, on continue notre marche en avant en distançant un concurrent direct. Aujourd’hui ce serait utopique de penser à autre chose qu’au maintien. »

Au Havre, Havre AC bat Rodez 2 à 1 (1-0)
Arbitre : Mme Gerbel.

Buts pour le HAC : Rueda (13e, 61e) ; pour Rodez : Lamontagne (87e).

Avertissements au HAC : Gadéa (16e), Sumo (46e) ; à Rodez : Champagnac (90e +4).

Expulsion au HAC : Demeyere (75e).

HAVRE AC : Philippe - Kouache, Davis (cap), Gadéa, Enguehard – Elisor (Demeyere, 65e), Gavory Hoarau (78e), Sumo – Araujo (Coton-Pelagie, 78e), Ali Nadjim (Yekka, 90e +2), Rueda (Gordon, 65e).

Entraîneur : Frédéric Gonçalves.

RODEZ : Sieber – Sevenne (Sureau, 81e), Antoine (Champagnac, 56e), Bogi, Bornes – Hall (Canon, 46e), Stievenhart (Barrier, 81e), Barbance - Cance (cap), Saunier (Guellati, 56e), Lamontagne.

Entraîneur : Mathieu Rufié.
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https://www.coeursdefoot.fr/event/frede ... d1%C2%A0-/

Frédéric Goncalves (Havre AC) : « Je suis allé chercher ma place en D1 »

Frédéric Goncalves, le jeune coach du HAC se livre sur son parcours, ses idées sur le football, les bases de son coaching et ses origines portugaises dont il puise des sources fortes qui rejaillissent sur son groupe.



Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Mon parcours est assez particulier car je suis Parisien et je ne suis quasiment resté qu’en région parisienne. J’ai commencé à entraîner assez jeune, à 18 ans et je me suis retrouvé à diriger toutes les catégories garçons des U8 aux seniors sur plus de 20 ans. En 2015, j’ai eu la proposition d’aller entraîner l’équipe U19 féminines à Juvisy. J’ai fait 2 ans là-bas avec la première année où je ne me suis occupé que des 19 ans et la deuxième année, il y a eu la création de la section sportive où j’ai pu être entraîneur. Puis je suis parti à Saint Maur à la VGA et j’ai pu entraîner l’équipe première et chapeauter toute les section féminine. J’ai ensuite signé en Haute Savoie pour m’occuper des 19 ans féminins dans un club qui s’appelait à l’époque Ambilly avant de devenir Evian Thonon Grand Genève. Puis je suis reparti coacher des seniors garçons à l’ACP 15, la section de Paris 15 avant de signer l’an dernier au Havre en D2 et en D1. En 2009-2010, j’ai passé mon brevet d’Etat et derrière j’ai eu un DU en analyse vidéo et une certification en psychologie du sport et préparation mentale et au final, j’ai obtenu le DES juste avant d’arriver au Havre.



Vous pensez avoir un bagage complet?

Je ne sais pas mais dans le foot féminin, je ne suis pas sûr que beaucoup d’entraîneurs en D1 ont commencé par les 19 ans, puis coacher en D2 avant d’arriver en D1. Ma place en D1, je suis allé la chercher, on ne me l’a pas donnée sur un plateau. Ça m’a forgé, ça m‘a aidé a grandir, à me forger comme entraîneur et à comprendre mieux ce milieu féminin qui est en même temps attractif mais aussi complexe.



Pour un promu, vous ne faites pas dans la figuration, vous ne jouez pas sur la défense, mais vous proposez un vrai jeu entre technique et physique, percussion, avec une défense qui fait tout son possible pour ne pas prendre de buts. Comment avez-vous inculqué cela à vos joueuses, votre groupe cette saison de D1 ?

C’est parti de l’an dernier avec une équipe qui vient de descendre de D1. Je signe assez tard mais on fait arriver beaucoup de filles qui n’avaient pas joué depuis octobre et complètement hors de forme. Notre ambition était de prendre le championnat match par match et de poser les fondations pour la suite.

J’ai des joueuses qui ont un potentiel certain, ont les capacités de reproduire ces efforts et d’être dans ce mental. C’est du travail, des entraînements, beaucoup d’échanges, des remises en question. C’est toute la partie immergée de l’Iceberg.



La meilleure défense est-elle l’attaque comme le dit l’adage ?

C’est vrai mais on ne peut pas toujours attaquer. Plus les matchs avancent, plus on trouve notre place dans ce championnat et plus on prend notre rythme en D1 et ça c’est important.



Quelles sont les différences avec la D2 selon vous ?

C’est l’intensité, la qualité technique des joueuses et l’aspect athlétique. Tout le monde m’avait prévenu que sur cet aspect il y avait une réelle différence. Le but était de réussir a mettre nos joueuses à la hauteur des autres en D1. On est loin d’être maintenu dans ce championnat mais je pense que nous sommes sur la bonne voie.



Est-ce que le fait que les matches soient diffusés sont un avantage ou un désavantage selon vous ?

Cette année, c’est un avantage car on peut préparer nos matchs sur ce qu’on voit de nos adversaires. L’an dernier en D2, j’ai fait une première partie de saison où je m’étais fortement concentré sur le fait d’inculquer une vraie identité de jeu à mon équipe, d’avoir un vrai projet de jeu et qu’on arrive à le reproduire sur chaque match. Sur la deuxième partie de saison, j’ai pu réutiliser nos matchs que l’on filme pour établir un plan de jeu différent, pour réussir à mettre en difficulté l’adversaire. Cette année, c’est complètement différent car on a les données des adversaires. On essaye d’analyser les qualités et les défauts de nos adversaires pour les contrer. Ça nous aide pas mal c’est vrai d’avoir les images à disposition grâce aux retransmissions.



Que pensez-vous de la nouvelle organisation de la D2 pour la saison prochaine avec une poule unique à douze clubs ?

Je pense que c’est bien et que l’idéal aurait été pour d’éventuels investisseurs et sponsors que la D1 passe à 14 voire à 16 et que la D2 aussi. Je pense que la poule unique en D2 était une nécessité. Ce serait bien aussi que la D1 connaisse un peu plus d’attractivité par rapport aux médias et au grand public.



Est-ce que les joueuses ont mal vécu la descente et le fait d’avoir raté de très peu la montée la saison qui a suivi ?

Quand j’arrive, il me reste six filles sans forcément les titulaires de la saison d’avant. Au début, d’un point de vue mental, ça a été très compliqué. Elles avaient perdu l’habitude du cri de guerre par exemple. Je me souviens, après un succès comme celui de Vendenheim, le premier match de la saison dernière, qu’il a été compliqué de retrouver ce cri de guerre matérialisant une victoire. Sur la première partie de saison on avait du mal a retourner des situations, on avait des difficultés dans notre jeu. En deuxième partie de saison, ça a été différent avec neuf succès pour deux nuls en retournant plusieurs situations. Et on voit que cette année, nous poursuivons sur cette dynamique. J’en veux pour preuve le match contre le PSG. Menées 2 à 0, plus d’une équipe se serait effondrée. Nous on y a cru et on a égalisé.



Comment est-ce qu’on repart de l’avant avec une équipe traumatisée comme celle que vous retrouvez à votre arrivée au HAC?

J’étais nouveau avec une nouvelle vision. Il fallait redonner confiance, discuter, changer. L’aspect extra football était important. Après le système, peu importe car si les joueuses n’ont pas confiance en elles, on ne peut rien faire. Il fallait de la motivation, un objectif. On avait zéro pression, sans réel objectif à part l’ambition de gagner chaque match. On ne jouait pas la montée. En janvier, j’ai pris conscience qu’on avait notre mot à dire avec onze matchs a jouer et l’objectif de les remporter tous. Metz à dix contre onze a été un déclic. On gagne, on passe premier. Puis on a continué a faire des résultats, à être productif. Résultat, neuf succès, deux nuls avec une montée au bout. Ça a été du travail, une autre méthodologie. On bat tous les records du club, c’est valorisant pour tout le monde.



Vous avez un préparateur mental qui s’occupe des filles?

Sur la prépa mentale, quelqu’un vient une fois par mois, ça aide à ce que les filles réfléchissent différemment. Mais le gros du travail c’est le quotidien. Je suis convaincu que le mental est important dans le sport de haut nouveau. C’est indéniable, c’est ma façon de voir les choses. Une joueuse qui n’est pas en confiance loupera son match. Il faut se battre pour le ballon. Il faut cet état d’esprit qui fait qu’on évolue et qu’on grandit.



Vous avez relancé pas mal de joueuses ou continué à parachever la progression de certaines joueuses. Il y a un sentiment de satisfaction sur ce point ?

J’ai des joueuses que je connaissais déjà du temps des jeunes et j’en avais de bons souvenirs. Pour la plupart elles brillaient en D2 sans qu’elles soient réellement approchées par des clubs de D1. Après observation et surtout les matchs joués en D2, on a pensé avec le manager qu’avec les meilleures joueuses de D2, on se maintient en D1. Il y a aussi des contraintes budgétaires. Une fille de D1 confirmée prend deux à trois fois plus de salaires que des joueuses du niveau en dessous qui ont la volonté de retourner en D1. Pour ces filles qui se relancent et ont l’opportunité de se montrer en D1, elles le doivent exclusivement à leur travail et à leur abnégation.



Est-ce que vous ressentez des joueuses à l’écoute, ou est-ce difficile parfois de gérer autant de filles ?

Gérer des filles, c’est différent des garçons. Mon groupe est encore différent des autres car j’ai des filles de caractère. J’ai cette force de pouvoir m’en sortir aujourd’hui grâce à mon staff technique. Mais dans la gestion humaine, des émotions, j’ai des filles qui ont parfois du mal a les gérer. Il arrive qu’il y ait des mésententes. Mais jamais rien de bien méchant. De plus; elles ont ce respect de la hiérarchie et savent que l’entraîneur et le staff sont là pour poser un cadre et faire grandir l’équipe. Au final j’ai surtout des joueuses intelligentes; compétitrices. C’est de la gestion d’émotions, sur le terrain, ces émotions sont exacerbées. C’est mon rôle de les canaliser et les mettre dans la lumière.



Vous inspirez-vous de joueurs, joueuses, clubs, nations dans votre parcours de coach et aujourd’hui au HAC ?

J’aurai bien voulu m’inspirer de Ronaldo le brésilien mais il est au dessus. En tant qu’entraîneur, je me suis plus inspiré de ce que j’ai pu vivre en tant que joueur, des entraîneurs que j’ai eu, garder le bien, le pas bien. Ma sensibilité au football vient de mes origines portugaises avec la volonté de jouer de garder le ballon au sol. J’étais défenseur central mais j’ai eu une formation de libéro. Je prenais énormément de risques dans mes relances. Je le demande à mes joueuses. Parfois, on peut en subir les conséquences mais je pense que c’est une marque de confiance envers mes joueuses mais aussi une marque d’amusement. Je veux que mes joueuses se fassent plaisir. Elles ont la chance de vivre de leur passion. En football, c’est très important, il faut avoir cette notion de plaisir et c’est de bien jouer au football pour s’épanouir. J’aime beaucoup comment joue Benfica cette saison. Je regarde beaucoup le football masculin pour m’inspirer de certains aspects.



Le football, vous avez ça dans le sang vous les portugais?

J’ai bercé là-dedans depuis tout petit. Au Portugal, on parle football. C’est important dans les discussions. Le football là-bas, c’est comme la religion.. Je suis né Paris, j’ai une double culture mais on oublie pas nos racines. J’ai vécu au Portugal quand j’avais 11 ans, ça a décuplé ma passion. A l’époque, ma vie c’était que le football. C’est aussi un échappatoire, on se rattache au ballon rond. Après, sur l’aspect tactique et technique, je pense que dans ma manière de jouer en tant que joueur, cette sensibilité portugaise a joué.

Dans la manière de gérer un groupe et d’entraîner, j’ai une forte influence française de part ma formation d’entraîneur. Je suis donc sur l’aspect sportif un mélange de ces deux belles cultures.



Comment expliquez-vous que sélection masculine et féminine n’ont toujours pas remporté la coupe du monde pour les masculins ou joué un rôle majeur en compétitions pour les féminines, qui jouent leur qualification pour le mondial prochainement ?

Les féminines ont pris du retard. Le Portugal est un pays de 12 millions de personnes. C’est un petit pays. Et déjà sortir autant de grands joueurs, de grands entraîneur avoir le plus grand agent du monde avec Jorge Mendes, c’est formidable. L’intégralité de la population du Portugal, c’est la région Ile de France. Pour moi la seleçao part au Qatar avec la meilleure sélection de son histoire. Mais la coupe du monde c’est très dur à gagner. En 2006, le Portugal aurait du la gagner. En 2010, 2014, ça a été un flop. En 2018 la sélection n’a pas joué à sa juste valeur. En 2016, le titre de champion d’Europe en France a été un grand plaisir pour tous les gens à la double nationalité de voir le Portugal gagner en France. Pour les féminines, il y a une belle évolution. Mais on part de très très loin. La France n’a jamais gagné la coupe du monde malgré de très belles générations. Gagner cette compétition est très très compliqué. Il faut déjà que le Portugal se qualifie en coupe du monde. Et de là a penser à la remporter, il faudra au moins 20 ans avant d’y songer. Chez les jeunes, les filles se qualifient de plus en plus pour les compétitions majeures. La sélection est en tout cas sur le bon chemin. Là-bas ils font le maximum pour le foot féminin, des pubs à la télé. C’est bien.



Le Portugal a-t-il un lien avec le Brésil ?

Beaucoup de Brésiliens vivent au Portugal et vice versa. Je trouve que la langue portugaise du Brésil est plus chantée. Dans la mentalité, la langue nous rapproche, l’esprit de famille, de convivialité, le côté festif, l’aspect religion aussi. On va dire qu’on est cousins lointains avec la passion du football en commun.

Propos recueillis par Dounia Mesli

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Football - D1 Féminine : le HAC ne s’enflamme pas

Cinquièmes du classement, invaincues depuis trois journées, les Havraises, en déplacement à Fleury ce samedi 5 novembre 2022, gardent bien en tête un seul objectif : le maintien. En tout cas pour le moment…

Si leur début de saison est réussi, Laëtitia Philippe et les Havraises gardent les pieds sur terre avant d’aller à Fleury.

Qui les aurait imaginées à pareille fête à l’aube de la 7e journée ? Avec un calendrier les faisant affronter Bordeaux et le Paris FC à l’extérieur, avec la réception du PSG ? Pourtant, le classement ne ment pas : les footballeuses du Havre AC occupent la cinquième place, avec 10 points, ex-æquo avec Montpellier (4e). « En effet, peu de personnes nous voyaient là ! C’est vraiment un beau début de saison », sourit la gardienne havraise, Laëtitia Philippe.

Toutefois, il n’y a pas de hasard ! D’abord parce que les Ciel et Marine ont su répondre présentes face à des équipes prétendument du même niveau, celles se battant pour la survie dans l’élite : Guingamp et Rodez à domicile (1-0 et 2-1), Soyaux à l’extérieur (4-1). Puis il y a eu ce point que Laëtitia Philippe qualifie de « bonus » contre le PSG. Bonus comptable, certes, mais aussi bonus mental. Parce qu’il n’est pas donné à tout le monde de décrocher un 2-2 contre Diani et les siennes, surtout lorsqu’on est mené 2 à 0 après une vingtaine de minutes. « Il y a beaucoup de solidarité entre nous, comme contre Rodez où nous jouons à dix le dernier quart d’heure et où personne ne lâche, même si c’est un peu chaud en fin de match », souligne la gardienne du HAC.

« À Fleury, ce sera compliqué… »

Alors, l’objectif maintien s’efface-t-il au profit d’une ambition supérieure ? Oh que non ! Frédéric Gonçalves écarte toute velléité de ce genre. « Quand nous serons maintenus, nous pourrons peut-être évoquer autre chose. Mais nous ne sommes qu’au tiers du championnat. Chacun connaît la difficulté d’une équipe venant de division inférieure à rester en D1. Actuellement, nous regardons ce qu’il se passe derrière et les adversaires ne sont pas si loin que ça. Sept points d’avance sur le premier relégable, ce ne sont finalement que deux victoires et demie. » Qui pourrait donner tort à la méfiance du technicien havrais ?

Alors pour continuer leur petit bonhomme de chemin, les Havraises doivent rapporter quelque chose d’intéressant de Fleury, étonnant 9e (5 points, une seule victoire, lors de la première journée à Guingamp) après avoir fini 4e la saison précédente… « C’est une équipe qui n’est pas vraiment à sa place », commente Frédéric Gonçalves. Les Franciliennes ont par ailleurs réalisé une sacrée partie face à Lyon lors de la précédente journée, évoluant à dix durant 65 minutes, ne cédant qu’à la dernière seconde sur ce but de Wendie Renard (1-0). « Chez elles, ce sera compliqué, concède Laëtitia Philippe, qui connaît bien le FCF 91 pour y avoir évolué un an et demi (entre 2019 à 2021). Le terrain, synthétique, n’est pas très bon, elles sont agressives et se projettent très vite vers l’avant. » Elles seront toutefois privées de l’attaquante ivoirienne Rosemonde Kouassi (élue meilleure espoir de D1 Féminine en 2021-22), suspendue. Le HAC, lui, devra se passer de la milieu Silke Demeyere, également suspendue, mais aussi de la défenseure centrale Kelly Gadéa, blessée.

FC Fleury 91 - HAC, ce samedi 5 novembre 2022 à 14h30

Le groupe havrais : Philippe (g), Arsenieva (g), Davis, Hoarau, Kouache, Yekka, Mallard Ventura, Enguehard, Gavory, Elisor, Sumo, Rueda, Effa Effa, Coton-Pélagie, Araujo, Baradji, Gordon, Ali Nadjim
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Football - D1 Féminine : coup d’arrêt pour les filles du HAC, qui n’ont pas fait le poids à Fleury

Bousculée par une équipe du FC Fleury 91 enthousiaste et généreuse, la formation du Havre AC a logiquement cédé ce samedi 5 novembre 2022, dans les grandes largeurs (3-0). Un épisode à vite oublier pour les Ciel et Marine.

Romane Enguehard et les Havraises ont chuté assez logiquement à Fleury, dans une rencontre où elles sont passées à côté de leur sujet.

Quand l’entraîneur, Frédéric Gonçalves, ou les joueuses assuraient qu’après trois matches sans défaite le maintien demeurait l’unique objectif, on pouvait y voir une certaine mesure. Mais la lourde défaite concédée dans l’Essonne confirme que la marge reste étroite dans un championnat de plus en plus homogène. D’autant plus lorsque sur cette rencontre, tous les ingrédients n’ont pas été réunis.

Lire aussi D1 Féminine : le HAC ne s’enflamme pas
Si les Seinomarines ont livré une première période cohérente, sans être non plus dangereuses devant le but de Heil, elles ont payé un lourd tribut de ses quinze minutes à cheval sur les deux périodes. Marquant trois buts aux Ciel et Marine, Fleury, dont le classement ne reflète pas vraiment la valeur d’une équipe quatrième du dernier exercice, a su porter l’estocade à ces moments opportuns.

Encore un but concédé juste avant la pause

Sur un synthétique difficile à apprivoiser - et de piètre qualité à ce niveau, faut l’admettre -, le HAC savait où il mettait les pieds, l’effet de surprise n’existant désormais plus après le nul contre le PSG et les succès récents contre Soyaux et Rodez. Avec cette confiance emmagasinée, l’équipe de Frédéric Gonçalves - privée pour l’occasion de Silke Demeyere, suspendue, et Kelly Gadéa, blessée - mettait du cœur à l’ouvrage pour confirmer sa montée en puissance. Mais les tentatives de Gordon (12e) ou d’Araujo (32e) ne mettaient pas vraiment en danger l’arrière-garde floriacumoise. À la recherche d’un premier succès depuis plus de deux mois, Fleury tentait bien de semer le trouble, Philippe captant plusieurs tirs sans grand danger jusqu’ici. Mais juste avant la mi-temps, comme face au Paris FC il y a quelques semaines, les Ciel et Marine concédaient l’ouverture du score, sur ce coup franc lointain de Dafeur qui passait devant la cage havraise avant d’être repris victorieusement par Julie Piga au second poteau, qui logeait le cuir sous la barre (1-0, 45e).

Un penalty trop rapidement concédé dès la reprise
Encore sonnée, la formation havraise prenait un nouveau coup de bambou après vingt secondes en seconde période, en subissant un penalty suite à une charge de Yekka dans le dos de Kamczyk, ce dernier était converti par Marine Dafeur (2-0, 47e). « On a pris deux buts à des moments clés, regrettait Frédéric Gonçalves, l’entraîneur du HAC. C’est dur à encaisser. L’équipe a été vaillante en première période, mais après, on a fait des erreurs de marquage et on l’a payé cash. »

Sans ressort, acculé, le HAC perdait définitivement pied au moment où Ode Fulutudilu était à la conclusion d’une action initiée par Le Garrec après un tir manqué d’une de ses partenaires, dans les six mètres (3-0, 58e). Dès lors, la messe était dite pour des Havraises qui tentaient bien de rectifier le tir, à l’image de cette belle opportunité de Rueda stoppée dans la foulée par Heil (59e). Mais la marche était trop haute sur ce match pour ambitionner quelque chose. Avec ce revers, logique, le troisième de la saison, le HAC est rejoint à la cinquième place par le Stade de Reims avant d’affronter, le dimanche 20 novembre 2022, l’Olympique Lyonnais dans le Rhône.

À Fleury-Mérogis, FC Fleury 91 bat le Havre AC 3 à 0 (1-0)
Arbitre : Mme. Goncalves. Spectateurs : 400 environ.

Buts pour Fleury : Piga (45e), Dafeur (47e, s.p.), Fulutudilu (58e).

Avertissements à Fleury : Dafeur (43e), B. Louis (63e) ; au HAC : Elisor (45e), Yekka (46e), Ali Nadjim (52e)

FLEURY : Heil - Meffometou (Diakité, 83e), Piga, Swaby, Levasseur - Dafeur (Kassi, 78e), Kamczyk, Le Garrec (cap), B. Louis (Baga, 78e) - Fulutudilu (Konan, 66e), Fontaine (Yango, 66e).

Entraîneur : Fabrice Abriel.

LE HAVRE AC : Philippe - Kouache, Davis (cap), Yekka (Hoarau, 84e), Enguehard - Élisor, Sumo, Gavory (Coton-Pélagie, 77e) - Araujo (Baradji, 77e), Gordon (Ali Nadjim, 46e), Rueda (Mallard Ventura, 84e).

Entraîneur : Frédéric Gonçalves.
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Football - D1 féminine : le Havre AC face à l’ogre lyonnais

Au sortir d’une mini-trêve internationale, les Havraises s’attaquent, ce dimanche 20 novembre 2022, à une montagne nommée Olympique Lyonnais, champion d’Europe et de France en titre. Un match au parfum de retrouvailles pour l’arrière Eva Kouache, formée dans le Rhône.

Eva Kouache et les Havraises s’attaquent à un grand défi : contrecarrer les plans de l’OL sur sa pelouse

Le HAC compte dans ses rangs une championne de France. Eva Kouache a eu droit à cet honneur grâce à ses quatre matches disputés avec l’Olympique Lyonnais, durant la saison 2018-2019. Elle qui a vécu à l’intérieur d’une des meilleures équipes au monde, si ce n’est peut-être la meilleure à cette époque. Un privilège pour la native d’Hyères, venue dans la cité des Gones en 2015 pour y poursuivre sa formation, d’abord à l’INSEP/Pôle France puis auprès des plus grandes footballeuses du globe, les Renard, Le Sommer, Hegerberg, Bronze ou Henry pour ne citer qu’elles.

« Avoir toujours la culture de la gagne »

« Ce que je retiens de mes cinq années là-bas, c’est le professionnalisme, avoir toujours la culture de la gagne, déclare l’arrière droite de arrivée cet été au HAC après deux saisons à Metz (D2F). Côtoyer de grandes joueuses dès le plus jeune âge, cela te forge pour l’avenir. J’ai joué peu de matches de D1, un seul en Ligue des champions, mais cela te marque. Cela a été une très bonne formation et un honneur de jouer à l’OL, mais jouer pleinement en D1 avec le HAC aujourd’hui, c’est aussi agréable. »

À 22 ans, Eva Kouache, défenseure centrale convertie assez vite en latérale, a rejoint le HAC - pour deux saisons - afin de renouer avec l’élite qu’elle a pu découvrir à l’OL. Titularisée lors des sept premiers matches de la saison, sa place dans l’arrière-garde du promu semble consolidée. Et ses prestations ont satisfait son entraîneur, Frédéric Gonçalves. « Eva est fidèle à elle-même. Ses deux matches disputés contre Metz la saison dernière nous avaient convaincus de la faire signer. Elle peut commettre quelques erreurs, mais c’est une bosseuse, elle a un état d’esprit irréprochable. Elle a tout pour aller loin dans sa carrière, pour nous apporter un plus dans le collectif. » Sa faculté à se projeter sur le côté droit, son volume et « sa bonne qualité de centre » sont aussi des atouts dans un registre plus offensif.

Un OL moins souverain, une occasion pour le HAC ?
Le récent match nul de l’OL à Guingamp (0-0), pourtant fanny avant cette précédente journée, montre que prendre un point aux championnes de France n’est pas impossible. Ça tombe bien, les Havraises, bien que privées de Salomé Elisor (suspendue) et Laura Muller (genou, absente pour plusieurs semaines), ont déjà prouvé qu’elles étaient capables d’une telle performance, face au PSG il y a quelques semaines (2-2). Face à des Lyonnaises peut-être moins souveraines, pas épargnées par les blessures (de longue date avec Carpenter, Mbock, Macario et Hegerberg, pour encore quelques semaines concernant Marozsan, Däbritz, Damaris Egurrola ou Majri) malgré les retours probables de Cascarino et Bacha, le HAC peut-il récidiver et ainsi effacer ce faux pas à Fleury (défaite 3-0) ?

« Il n’y a jamais de bon moment pour jouer l’OL. On s’attaque à la meilleure équipe d’Europe, souligne Gonçalves. C’est beau. Il faut prendre ça avec beaucoup de positif. Oui, il y a eu ce nul, il faut reconnaître le mérite de Guingamp. Il faut y voir aussi le fait que le niveau se resserre, les équipes se structurent mieux et les ogres éprouvent plus de difficultés. Maintenant, cela reste David contre Goliath, même avec les nombreuses blessées il y a un effectif incroyable, une opposition extrêmement forte nous attend. On y va avec notre manière de jouer, avec ce qui fait notre force, à savoir notre solidarité. Sans stress, sans pression. On n’a rien à perdre. »

« C’est toujours particulier d’affronter une de ses anciennes équipes, ajoute Kouache. Forcément, c’est une source de motivation, pas forcément une pression supplémentaire. Il ne faut pas avoir peur et jouer décomplexée, en restant lucide. Et surtout bien défendre. »
Mathelvin
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Football - D1F : le Havre AC n’a pas pu résister aux Lyonnaises

En déplacement dimanche 20 novembre 2022 sur la pelouse des championnes de France et d’Europe, les Havraises ont bien résisté mais ont fini par céder sur un coup franc de Lindsey Horan (1-0).

Nadjma Ali Nadjim et les Havraises n’ont pas démérité mais ont finalement subi la loi des Lyonnaises

Comme face au PSG le mois précédent, le HAC a sans doute un temps pensé pouvoir empocher un gros point face à l’autre ogre du championnat, ce dimanche 20 novembre 2022 à Lyon. En tout cas, à la pause, il était permis aux partenaires de Davis d’envisager la bonne opération sur la pelouse d’un OL restant déjà sur un score de parité à Guingamp et privé de nombreuses titulaires (Carpenter, Bacha, Mbock, Majri, Dabritz, Egurrola, Hegerberg, Maroszan).

Bien en place dans leur 5-3-2, les joueuses de Frédéric Gonçalves ont certes subi l’essentiel du match face aux championnes de France et d’Europe en titre, coupables de deux grosses fautes non sanctionnées d’entrée. Et passé un premier quart d’heure d’atermoiements techniques, les Lyonnaises ont commencé à pointer le bout de leur nez, sans pour autant mettre Philippe grandement à contribution dans son but.

Laëtitia Philippe décisive

La gardienne normande a bien vu Horan placer sa tête sur le haut de la barre, sur corner (16e), avant de s’interposer devant Cayman (22e) puis Bruun (42e), imprécise dans la foulée à 18 mètres (43e). Et le HAC aurait même pu avoir la plus grosse situation du premier acte et même virer en tête : lancé au but magnifiquement par Sumo, Ali Nadjim allait se présenter en duel devant Endler mais s’effondrait seule, sans doute crispé par une crampe en bout de course (38e). Le seul frisson dans la surface des Lyonnaises, qui signaient le coup parfait au retour des vestiaires.

Sur un coup franc à 20 mètres, l’Américain Lindsey Horan voyait le côté ouvert trop dégarni et ajustait Philippe d’un tir avec rebond (1-0, 49e). Le seul loupé de l’ex-Montpelliéraine dans un deuxième acte où elle a été décisive à plusieurs reprises alors que son bloc ne ressortait plus les ballons. Solide devant la tête de Renard (62e), la frappe à 25 mètres d’Henry (65e) puis le coup de casque de la revenante Le Sommer (79e), la gardienne havraise était sauvée par son poteau sur une nouvelle tête de Bruun (82e), avant de conclure son festival par une photo incroyable dans sa lucarne sur une nouvelle mine d’Horan (90e).

À Lyon, Lyon bat le Havre AC 1 à 0 (0-0)
Arbitre : Audrey Gerbel.

But pour Lyon : Horan (49e).

Avertissement au Havre : Gavory (46e).

OLYMPIQUE LYONNAIS : Endler – Cayman, Renard (cap), Sombath, Morroni – Horan, Henry, Van De Donk (Benyahia, 73e) – Malard, Bruun, Cascarino (Le Sommer, 62e).

Entraîneure : Sonia Bompastor.

LE HAVRE AC : Philippe – Kouache, Davis (cap), Gadea, Hoarau, Enguehard (Baradji, 88e) – Gavory (Coton Pélagie, 71e), Sumo, Demeyere – Rueda (Araujo, 71e), Ali Nadjim (Gordon, 80e).

Entraîneur : Frédéric Gonçalves.

Gonçalves : « Je suis déçu »

Frédéric Gonçalves, entraîneur du HAC : « On m’aurait dit que je ressortirais frustré en perdant 1-0 à Lyon, j’aurais peut-être signé, mais je suis déçu. Déjà, ça me met les boules, c’est à géométrie variable sur le terrain. On prend des cartons alors qu’il y a deux gros tacles d’entrée en face non sanctionnés. Après, on ne peut pas mettre la même intensité et on continue à se faire secouer. Pour revenir à l’aspect sportif, mes joueuses ont été très vaillantes, ont bien défendu, se sont bien couvertes mutuellement. On n’a pas tant subi en première mi-temps, et je regrette la situation d’Ali Nadjim, qui semble avoir une crampe en bout de course, sans quoi je pense qu’elle peut bien croiser face à Endler. Après, même en menant, on aurait pu subir un rouleau compresseur. C’est dommage qu’en deuxième mi-temps, on commence comme à Fleury avec un but au bout de deux minutes. Ça plombe. Mais je tire un grand coup de chapeau aux filles, avec cette volonté et cet état d’esprit, je pense qu’on pourra s’en sortir dans ce championnat. Il nous reste trois matches avant la trêve donc on va essayer d’en prendre un maximum. On arrive à tenir tête avec des filles qui viennent de D2, même si on concède pas mal d’occasions après la pause. Mais on peut aller chercher un maintien avec ces valeurs. »
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Football - D1 Féminine : Gordon prête à faire feu avec le HAC
Pas encore à son avantage sur les quatre premiers matches qu’elle a pu disputés, l’attaquante américaine Sh’nia Gordon, arrivée en octobre au Havre AC, qui reçoit Dijon ce samedi 26 novembre 2022, doit devenir une arme majeure des Ciel et Marine alors qu’elle cherche à marquer son premier but.

Intégrer une équipe en cours de saison n’a rien d’une partie de plaisir, d’autant plus quand celle-ci tourne bien. C’est dans ce contexte que Sh’Nia Gordon a débarqué au HAC, une fois son visa obtenu, au tout début du mois d’octobre, soit près de 70 jours après la reprise de l’entraînement de ses nouvelles partenaires. Avec, de facto, un retard physique à combler, un rythme à retrouver et des automatismes à créer rapidement.

« Ce n’est jamais évident de trouver le bon rythme »
Pas facile donc pour la native d’Ocklawaha (Floride) de s’illustrer immédiatement en Ciel et Marine, elle qui n’avait disputé que quelques matches avec le CSKA Moscou la saison dernière avant que la guerre en Ukraine ne vienne clore son aventure dans la capitale russe. Rapatriée à la hâte dans son pays, ses sept apparitions avec le Racing Louisville (NWSL), dont la dernière remontait à la fin mai, faisaient craindre un manque de peps pour la 12e et dernière recrue de l’intersaison havraise. Entrée en jeu à trois reprises, titularisée à Fleury (défaite 3-0, 7e j.), l’attaquante américaine est encore en rodage, mais s’estime prête à enclencher la seconde. « Physiquement, je me sens bien, de mieux en mieux même, ça s’améliore avec l’enchaînement des entraînements et des matches. Ça va venir avec le temps, on apprend à se connaître et à jouer ensemble. Forcément, c’était frustrant de ne pas être avec l’équipe dès la pré-saison, de commencer le championnat avec elle. Mais je suis là maintenant et je me sens prête à tout donner sur le terrain. »

Déjà convoitée en 2020 par le HAC, alors entraîné par Thierry Uvenard, Sh’Nia Gordon (25 ans) a déjà prouvé de quoi elle était capable en France, à Metz (2019-2020, 3 buts) ou à Dijon (2020-2021). Que ce soit sur un côté ou en pointe - « je n’ai pas de préférence, cela dépend des besoins de l’équipe » -, ses qualités de percussion et de finition doivent permettre au HAC d’obtenir de nouveaux points précieux dans sa quête de maintien. « Elle est puissante, va vite, frappe très bien des deux pieds et a le sens du but, souligne son entraîneur, Frédéric Gonçalves. Sa polyvalence est un atout majeur. Même si elle s’est préparée en amont aux États-Unis, ce n’est jamais évident de trouver le bon rythme, c’est normal. Mais je n’ai aucun doute à son sujet. Je suis persuadé qu’avant la trêve, elle aura des opportunités de faire mouche, et qu’elle sera ensuite une joueuse épanouie, avec beaucoup de buts. »

Comme durant sa seule saison en Côte-d’Or, Gordon s’y illustrant en marquant à sept reprises, dont deux fois face aux Havraises, un à l’aller, un au retour, pour être l’une des attaquantes les plus influentes de la D1 (impliquée dans près de 40 % des buts du DFCO). « Dijon m’a donné une chance de m’illustrer, je lui en suis reconnaissante. Mais je veux obtenir une victoire face à mon ancienne équipe. »

Se relancer pour prendre ses distances

Jusqu’à présent, le HAC a réussi à faire la différence dans les matches qui comptent, face aux concurrents directs pour le maintien. Notamment au Stade Océane, face à Guingamp (1-0, 2e j.) ou Rodez (2-1, 6e j.). Pour garder ses distances avec la zone rouge, un nouveau succès face au DFCO serait opportun, après les deux revers subis à Fleury (3-0) et Lyon (1-0). « Dijon est clairement une équipe de notre championnat, celui du maintien, déclare Frédéric Gonçalves. Elle est joueuse, avec plus d’expérience que nous. On a détecté ses forces et ses faiblesses, on compte bien les exploiter. »
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Football - D1 Féminine : porté par Araujo, le HAC s’offre Dijon

Grâce notamment à un quadruplé de l’intenable Kelsey Araujo, les Havraises ont nettement dominé les débats face à Dijon, obtenant leur quatrième victoire de la saison (5-0), ce samedi 26 novembre 2022 au Stade Océane.

Kelsey Araujo a causé bien des misères à la défense dijonnaise, avec quatre buts à son actif

Ce qui est pris n’est plus à prendre. À domicile, les Ciel et Marine continuent sur leur lancée, face à des concurrents directs. Après avoir battu Guingamp (1-0, 2e j.) et Rodez (2-1, 6e j.), les joueuses de Frédéric Gonçalves, toujours invaincues cette saison dans le vaisseau bleu, ont cette fois pris le meilleur sur Dijon. Avec la manière ! Un véritable festival offensif pour une splendide victoire.

Pour cela, outre un pressing qui a porté ses fruits, le HAC a pu compter sur l’efficacité de son ailière et internationale portugaise, Kelsey Araujo, jusqu’ici muette depuis le début de l’exercice. La numéro 9 havraise a d’abord ouvert le score au terme du premier quart d’heure, reprenant de la tête un centre de Gordon, le ballon tapant d’abord le montant avant de rebondir sur le dos de Lichtfus, la gardienne du DFCO, pour rentrer (1-0, 13e). Puis sept minutes plus tard, profitant encore d’un caviar de Gordon dans la surface pour faire mouche d’une frappe du plat du pied (2-0, 20e). Et enfin peu avant la pause, profitant d’une erreur de relance et d’un ballon perdu dans les vingt derniers mètres dijonnais pour ajuster assez facilement Lichtfus (3-0, 43e).

Un triplé récompensant la maîtrise des Ciel et Marine dans ce premier acte, et plus globalement dans ce match. Car rapidement, l’écart s’accentua. Nora Coton-Pélagie, de la tête sur un corner de Gavory (4-0, 56e), puis l’inévitable Araujo en contre-attaque d’un duel remporté pour s’offrir un quadruplé (5-0, 58e) offraient plus d’ampleur au succès du HAC, le quatrième de la saison, qui permet à Davis et consorts d’avoir désormais 13 points au compteur après seulement 9 journées.

La fiche technique :

Au Havre, le Havre AC bat Dijon FCO 5 à 0 (3-0)
Arbitre : Mme Beyer. Spectateurs : 500 environ.

Buts pour le HAC : Araujo (13e, 20e, 43e, 58e), Coton-Pélagie (56e).

Avertissements au HAC : Elisor (53e) ; à Dijon : Terchoun (44e).

HAVRE AC : Philippe - Kouache (Enguehard, 46e), Gadéa, Davis (cap), Hoarau (Yekka, 77e) - Gavory (Sumo, 66e), Demeyere, Elisor - Araujo (Baradji, 77e), Coton-Pélagie (Ali Nadjim, 66e), Gordon.

Entraîneur : Frédéric Gonçalves.

DIJON : Lichtfus - Vairon, Grec, Sandvej, Martins - Tyryshkina, Fercocq (cap) (Soleilhet, 83e) - Goetsch (Delacellery, 46e), Dear (Hurtré, 44e), Terchoun - Roth.

Entraîneur : Christophe Forest.
Mathelvin
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Football - D1 Féminine : un récital contre Dijon et une journée rêvée pour les Havraises !

Un match totalement maîtrisé, un score fleuve (5-0), une attaquante (Kelsey Araujo) en feu et des résultats favorables : le HAC, désormais sixième du classement avec 13 points, ne pouvait pas rêver mieux comme scénario, ce samedi 26 novembre 2022, après cette superbe victoire acquise face à Dijon.

Nette et sans bavure ! Un récital des Ciel et Marine, une totale emprise sur la rencontre face à des Dijonnaises pas assez d’attaque et très vite dépassées, de l’efficacité avec cette « manita » - et encore, le score aurait pu être plus large, puisqu’Ali Nadjim a trouvé le poteau (83e), sans compter plusieurs autres occasions dans ce match (Coton-Pélagie 2e, Araujo 19e, 45e+1, Enguehard 69e) -. Et, comble du bonheur, la chute hier de tous les concurrents directs concernant le maintien (défaites de Guimgamp au PSG 1-0, de Soyaux contre Bordeaux 0-1, de Rodez à Montpellier 2-1). Oh, la belle affaire !

Un quadruplé pour Araujo !

Un après-midi de rêve pour Deja Davis et consorts, qui s’est concrétisé par cette prestation haut de gamme face à Dijon, une équipe « dans le dur » selon son entraîneur, qui espérait offrir un tout autre visage après la gifle reçue à domicile contre Fleury (1-5). Mais les Dijonnaises ont tendu l’autre joue, asphyxiées qu’elles furent par le pressing incessant des Havraises, incarné par l’abattage aux avant-postes de Nora Coton-Pélagie, mais aussi par la forte activité du trio du milieu (mention spéciale à Silke Demeyere). Et quand le réalisme est également au rendez-vous… Muette jusqu’ici cette saison, Kelsey Araujo a réalisé un festival, s’offrant un quadruplé. L’internationale portugaise ouvrait la marque de la tête sur un centre de Gordon, avec un brin de réussite puisque le ballon tapait d’abord le montant gauche avant de rebondir sur le dos de Lichtfus, la gardienne du DFCO, pour rentrer (1-0, 13e). La numéro 9 du HAC doublait ensuite la mise peu après, sur un nouveau service en mode caviar de Gordon (2-0, 20e), puis s’offrait un triplé juste avant la pause en bénéficiant, grâce au pressing, d’une grossière perte de balle dijonnaise aux abords de la surface pour ajuster facilement Lichtfus (3-0, 43e).

« Le plan de jeu était de commencer très fort, très haut, pour les mettre en difficulté avec un pressing incessant comme l’avait demandé le coach, affirme Nora Coton-Pélagie, qui y alla de sa réalisation de la tête sur un corner de Gavory (4-0, 56e). Cela a été bénéfique, o n a récupéré beaucoup de ballons assez haut et réussi à être tueuses dans les vingt derniers mètres. Kelsey a mis ces buts, c’est top. On est très contentes pour elle, elle fait les efforts, elle est là au bon endroit, au bon moment. »

La touche finale est donc revenue à l’internationale portugaise, à la conclusion d’un contre limpide et d’un duel remporté face à la gardienne du DFCO (5-0, 58e). Toujours invaincu à domicile cette saison, vainqueur des matches à bien négocier face aux quatre derniers, le promu havrais ne cesse d’étonner, d’épater.

« C’est un match référence par rapport au score, déclare Frédéric Gonçalves, l’entraîneur du HAC. On coupe cette spirale de défaites. Les filles ont su respecter le plan de jeu et surtout ont su répéter les efforts sur le pressing, de la 1ère à la 92e minute. J’ai cru à un moment qu’on allait baisser de pied, mais non, bravo, je suis très fier de mes joueuses. Pour Kelsey, elle était un peu frustrée de ne pas marquer, c’est un juste retour de tout son investissement, Elles sont dans le vrai, on doit continuer sur cette voie. C’est un excellent début de championnat, c’est évident. »

Au Havre, le Havre AC bat Dijon FCO 5 à 0 (3-0)
Arbitre : Mme Beyer. Spectateurs : 500 environ.

Buts pour le HAC : Araujo (13e, 20e, 43e, 58e), Coton-Pélagie (56e).

Avertissements au HAC : Elisor (53e) ; à Dijon : Terchoun (44e).

HAVRE AC : Philippe - Kouache (Enguehard, 46e), Gadéa, Davis (cap), Hoarau (Yekka, 77e) - Gavory (Sumo, 66e), Demeyere, Elisor - Araujo (Baradji, 77e), Coton-Pélagie (Ali Nadjim, 66e), Gordon.

Entraîneur : Frédéric Gonçalves.

DIJON : Lichtfus - Vairon, Grec, Sandvej, Martins - Tyryshkina, Fercocq (cap) (Soleilhet, 83e) - Goetsch (Delacellery, 46e), Dear (Hurtré, 44e), Terchoun - Roth.

Entraîneur : Christophe Forest
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